Mes voeux, en veux-tu ?

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Si je pouvais changer quelque chose pour que l’année à venir soit plus belle (encore) que l’année qui se termine, je demanderais quoi ?

A vrai dire ? Rien grand chose.

Vous le voyez mon sourire ? Vous le voyez mon pied de nez à d’autres bilans de fin d’année ?

Je suis dans une phase de vie apaisante. Et j’en profite. J’ai enterré (pas mal de) haches de guerre et (une série de) pieds de biche. J’avance. A mon rythme. Avec mes essentiels. MonStrésors. Amoureux. Tribus. Je savoure. Pleinement. Et si le rythme s’emballe … hop, mes baskets et quelques foulées. Pour dépasser mes peurs. Pour larguer le stress.

2015 n’a pas été sans heurt(s) assurément mais 2015 a été libération(s), résilience et apaisement.

Et donc pour 2016 ? Que (MA) souhaiter ? Que nous souhaiter ? D’oser ? De rebondir ? Formulé, déjà. A approfondir. Encore et toujours.

En 2016, je nous souhaite de (bien) vivre. Je nous souhaite des sourires et des pieds de nez au(x) sale(s) année(s). Je nous souhaite  de trouver apaisement et bonheur. Je nous souhaite d’avancer. D’oublier ce qui peut l’être. De chérir les jolis souvenirs. D’être gentil avec soi-même, surtout. Je nous souhaite des victoires. Personnelles et professionnelles. Je nous souhaite tolérance et reconnaissance.

Je nous souhaite des tribus. De coeur ou de sang. Je nous souhaite des papotes, des rires et de la tendresse. Je nous souhaite de trinquer (tchin’) sans morfler (bam).

Je nous enjoins à prendre soin de nous, de vous, des autres. A garder un œil sur notre santé. A la préserver. A se battre si nécessaire. Je nous souhaite des foulées défoulantes. Ou toute autre chose qui équilibre corps et coeur.  Je nous souhaite épanouissement et bien-être.

Je nous murmure d’aimer nos proches. De leur dire, aussi. De vrombir de plaisir.  De savourer ce que nous avons. De créer ce qui nous manque. De vivre de belles rencontres. De (se) choisir. De (se) trouver.

Je nous souhaite d’être libre. De nos pensées. De nos plaisirs. De nos envies. Je nous souhaite de vivre, simplement. Simplement bien.

Belle année 2016 à toutes et tous. Happy & Freedom❤

(Sur)vivre aux fêtes de fin d’année – mode d’emploi

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Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, je ne peux toujours pas affirmer les adorer maintenant. Par contre, j’aime les rituels. Les rituels, ça (MA) permet de (presque tout) vivre en douceur.

Un sapin décoré à trois après la Saint-Nicolas. Jamais avant. JAMAIS. Sinon, tout fout’le camp. La boîte à déco. Neuf années de récolte, de trouvailles et … d’héritage, aussi. Piocher. Se souvenir. Accrocher. Equilibrer. Se réjouir du moment de fête qui s’annonce. Peu importe si Noël tombe le 24 décembre ou aux retrouvailles de mi-vacances. On pense déjà à l’apéro chips.  Au déballages des (petits) cadeaux.

Ce qui était juste une réplique de ce qui se vit ailleurs est devenu un moment à nous.

Un peu comme quand j’étais petiote. Les (beaux) Noëls en famille. Avec la vieille potine des parents. Un (faux) sapin sur une table carrée dans un appartement à la mer. Les pommes de pin au milieu de la table. Les bougies. Le goût du verre de coca, le soir. Les p’tites saucisses. Papa qui les engouffrait à une vitesse folle. Pas de déballage bruyant de paquets. Souvent, juste un petit cadeau symbolique.

La suite est gommée. Se souvenir des belles choses. Simplement.

Scruter les photos prises pendant presque douze mois. Sourire d’avoir dégainé l’appareil à l’envi. Avoir de quoi faire.

Ce qui, pour Noël 2010, devait être juste une réponse à un bonhommet qui se demandait si ses parents (séparés) avaient été amoureux (un jour) est devenu un essentiel.

Se poser. Réfléchir à l’année écoulée. Choisir les (bons) clichés. Les assembler. Les épingler. Les annoter. Chercher LA photo qui fera la couverture. Y passer des soirées entières. Avoir peur de ne pas être dans les temps. Imprimer (enfin) l’album en trois exemplaires. Chacun le sien. Pour maintenant. Pour plus tard. Pour dans longtemps.

Savoir qu’un jour, ils plongeront (aussi) dans les milliers de photos (oubliées) qui hibernent dans des caisses à la cave. Comme j’ai plongé dans les images stockées dans les armoires de Mamy  et qui sommeillent maintenant aussi dans des caisses à la cave. Si un jour ils vous demandent pourquoi j’imprime encore tant de clichés qui valsent rapidement au sous-sol, dites-leur … Dites-leur que je veux qu’ils se souviennent de combien on s’aime. Dites-leur aussi qu’il n’y a rien de pire que la peur d’oublier un visage. De perdre ses racines.

Simultanément, écouter, ré-écouter. Les titres de l’année. Mes titres. Récoltés de mois en mois. Compilés déjà. En quelques disques. Au gré des coups de cœur. Classer cet ensemble inclassable. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Jusqu’à la presque veille de Noël. Isoler quinze à vingt morceaux. Les offrir. Parce qu’ils m’ont plu d’emblée. Parce qu’ils ont mis du temps à me séduire, aussi. Parce qu’ils m’ont filé la pêche. Parcqu’ils m’ont émue.

Ce qui a commencé en 2007 comme un p’tit cadeau pas cher et symbolique est devenu une tradition du 24 décembre. S’échanger nos compils. Chercher les titres communs. S’étonner des choix de l’autre. Découvrir de nouvelles choses.

Nous y sommes. A la veille de Noël. Je dois classer l’inclassable. L’empreinte des MonStrésors apparaît franchement. Il se murmure que je suis moins rock qu’avant. Il s’avère surtout que nous sommes maintenant trois à la programmation musicale de notre Home Sweet Home. Dans la plus grande incohérence. Ce ne sont déjà plus mes titres. Ce sont nos titres. Ceux qui nous ont plu d’emblée. Ceux qui ont mis du temps à nous séduire. Ceux qui nous ont filé la pêche. Ceux qui nous ont émus. Sans que ce soient pour autant les mêmes.

Savoir qu’un jour, en entendant un titre à la radio, ils souriront. Comme emportés. Par le parfum d’une chanson. Comme je le suis souvent. Un coup de clairon. Un « Hey Mister Churchill » … et paf. J’ai 7 ou 8 ans. Mamy danse dans la cuisine sur « Stop The Cavalry » de Jona Lewie. Pas question de rire. Ou si justement. Pensez donc … c’est pour la chorégraphie de la fête de l’école.

Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année mais maintenant, je sais. J’aime le rituel du sapin. Celui de l’album photos. Celui de la compil’. Et les rituels, ça (MA) permet de vivre (presque tout) plus sereinement. Même un 24 décembre sans MonStrésors.

Vous dites ? Vous n’en avez pas ? Des MonStrésors, je comprends mais des rituels ? Créez-les, da ! Avec vos proches. De coeur ou de sang. Et pas que pour Noël.

Ce qui commence comme un acte isolé, s’il est reproduit régulièrement, avec soin (amour et tendresse) devient (vite) une jolie tradition. Une bulle de vie. Un moment de respiration. Essayez, vous me direz …

Et surtout, quoique vous fassiez, faites-le bien (ou faites le bien). Joyeux Noël à toutes et tous. #coeur #coeur #coeur

 

Se souvenir des belles choses

Dites …

L’envie de vous confier quelque chose me vient. Comme avant. Dans un sourire ému. Si …

Je me souviens des belles choses. Enfin.

Mmmmm, moi la bisounours, je me réjouis d’enfin me souvenir des belles choses ? Moi qu’on taxe trop souvent d’excès d’optimisme ?

Oui. Enfin. Je me souviens enfin des belles choses. Dans mon lien à Mamy. Dans ce qu’elle m’a légué surtout. J’ai longtemps longtemps longtemps craint d’être comme elle. De son vivant. A sa mort, plus encore. Je n’ai plus peur. Parce que je sais, maintenant. Je sais que je suis juste « un peu » comme elle.

J’ai rangé le pied de biche comme certains enterrent la hache de guerre.

Enfin, je mets de côté la maladie, la leucémie fulgurante, ma colère, mes frustrations de l’avoir vue si vite résignée et vaincue. Enfin, je laisse derrière moi la maison familiale à vider. La maison vide aussi. Enfin, j’ai trié, rangé, classé les griefs de l’adolescence. Enfin, j’ai accepté mes crises de jeune maman vis-à-vis de la Mamy (trop) envahissante. Enfin, je renonce à pointer systématiquement ses erreurs de femme et de mère. Enfin.

Deuil et résilience(s) sans doute. Ce doux moment où l’apaisement vous gagne.

Le comble du comble ? Le savourer  grâce au niveau 4 sur Bruxelles. Le ressentir grâce à sa vieille potine qui vous murmure qu’heureusement que Mamy est déjà morte. Parce qu’elle ne survivrait pas à votre humour noir. Parce qu’elle ne survivrait pas au stress ambiant. Parce qu’elle ne survivrait pas d’imaginer ses petits-enfants dans un tram, un bus ou un métro bruxellois. Comme avant.

Et vous lui donnez raison. Elle n’aurait pas survécu. Parce que vous auriez refusé que son angoisse maladive vous plombe. Parce que vous lui auriez opposé votre optimisme incurable. Parce qu’on empêche pas les autres de vivre parce qu’on a peur de les voir mourir. Parce que vous n’êtes pas comme elle. Sur ce plan-là. Et c’est essentiel. C’est une victoire.

La menace imminente de trop lui ressembler éloignée, on passe en niveau 3. On passe au vraisemblable. Et cela vous fait sourire. Parce que, bon dieu, elle vous a quand même refourgué quelques MAnies que MA ne nie plus. Du drôle, souvent et du légèrement agaçant, parfois.

Le plaisir de la première gorgée bouillante de café. Le Madame Loïk que j’étale sur ma tartine. La lessive que je lance à 8h05 du mat alors que je suis à la bourre.  Les yeux que je lève au ciel quand on me dit que ce n’est peut-être pas le moment pour lancer cette maudite machine. Mes « tu mets ça au sale linge ». Mes « au cas où ». Mes « si tu n’aimes pas, tu peux échanger ». Mes « c’est symbolique ».  Le tube d’arnica dans mon sac. La trousse de pharmacie (énorme et souvent inutile)  en vacances.  Une peau nette de maquillage. Ma fidélité crasse à ma crème hydratante.  Ma préférence pour les parfums « homme ». Ce besoin de planifier. Ce raccourci qui n’en est pas un. Mes rêveries au volant. Le goût des compils. Ma tendance au kitch musical.  M’étaler sur le canapé sans laisser place à personne. Mon « Oui c’est moi ! » au téléphone. La sieste du dimanche. Même le samedi. Et surtout … le plaisir des mots et de l’écriture.

Se souvenir des belles choses

 

 

 

Parcelle(s) de bonheur bis

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J’ai 40 ans et ce (long) weekend, en sirotant mon kawa en terrasse, j’ai souri. Les Monstrésors dans le jardin. Lui accroupi devant ses plants de tomates. Ils viennent d’être repiqués. D’une petite serre posée devant la fenêtre de sa chambre au bac gris en bordure de terrasse. Il faut les encourager, me dit-il. L’enfant parle aux jeunes pousses. Elle, regard perçant, repère les mauvaises herbes. Ca l’agace. Elle aime que tout soit parfait. Et puis, dans un soupir, elle murmure qu’on a un joli jardin.

J’ai 40 ans et ce (long) weekend, en sirotant mon kawa en terrasse, j’ai souri. On est heureux, ici. Chacun à notre manière. Comme il se doit.

Et paf, je n’ai pas d’âge. Je pense au paternel. Il est dans son jardin. En short en jean’s et en sabots en caoutchouc. Jamais en marcel, par contre. Il est le roi de la patate. Son lien à la tomate est plus tendu. Elles rougissent fort peu. On lui a souvent recommandé de se mettre nu devant elles. En vain. Dans un coin, des blocs délimitent la partie « aromates ». Persil. Ciboulette. Thym. C’est un potager ‘maison’. Je crois qu’il y trouve de la tranquillité. Un coin détente. Des moments pour lui.

Et paf, j’ai 38 ans et j’ai rêvé. Après un voyage au travers de micro-jardins en Allemagne. J’ai rêvé d’un petit lopin de terre. Sans arbre tordu au milieu. Avec une cabane. Des roses trémières. De la fantaisie. Des trucs un peu kitch. Un lieu improbable. Je m’occuperais de la glacière. Ma fille arroserait les fleurs. Avec l’eau du gros bidon. Mon fils s’occuperait des légumes en racontant inlassablement comment il fait rougir les tomates. On sortirait les sièges de camping pour les potes de passage. Avant de rentrer dans notre home sweet home. C’était un joli rêve. Plein de tranquillité.

J’ai 40 ans et ce (long) weekend, en sirotant mon kawa en terrasse, j’ai souri. Il nous est arrivé quelque chose d’improbable. Une Petite Maison. Avec un petit jardin.

Notre petit jardin. Mon fils y porte des sabots en caoutchouc. Moi un short en jean’s bleu. Ma fille nous la jouera marcel dès la belle saison.

Notre petit jardin. Un lopin de terre. Pas de cabane. Une terrasse semi-couverte. A l’abri des mauvais vents et des pluies démoralisantes. Des graines de roses trémières reposent en terre. Le potager a ses limites. Les carottes, le basilic et la ciboulette ont été ruinés par les chats. Il a ses réussites, aussi. Tomates et persil dans des bacs. Du thym dans un parterre. A côté de la lavande. Un coin qui parfume. Une vigne. Des fraisiers. Du muguet. Des petites plantes mauves. . On attend le résultat de nos tentatives fleuries au pied de la grande haie. Pas besoin de tout rentrer dans l’abri, le soir venu. Notre Home Sweet Home est là. Au pied du lopin.

Notre petit jardin. Un coin de fantaisie, aussi. Une pincée de kitsch, un peu. Une lanterne. Des lampions. Un panneau #penséepositive. Le frigo fait office de glacière. On a une table de kermesse à boudin, sa potine, la bistro, un transat rose et un siège assorti.

J’ai 40 ans et ce (long) weekend, en sirotant mon kawa en terrasse, j’ai souri. On est heureux, ici. Chacun à notre manière. Comme il se doit. C’est notre coin détente. Notre bulle de tranquillité. Des moments pour nous.

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17 h tapantes … sans cris et fracas …

Un rapport à la ponctualité naze.
Presque toujours en retard. Presque.
Pil poil à l’écoute des sentiments.
Trop, parfois. Juste bien, souvent.

C’est marrant comme des détails du quotidien remettent les pendules à l’heure.
Grappiller de plus en plus de minutes au bureau.
Vouloir terminer un dossier. Parce que ce sera plus facile pour demain.
Même si les MonStrésors brillent par leur autonomie et leur débrouillardise.
Surtout, en fait.

Aujourd’hui, j’ai quitté le boulot à 17h tapantes.
Ca ne m’est plus arrivé depuis quelques mois.
J’avais un objectif : tondre la pelouse avant le souper.
Et avant, regarder le nouveau contrat (comprenez liste de devoirs et de leçons) de mon fils.
Voir si ma fille avait besoin de quelque chose.

Aujourd’hui, j’ai quitté le boulot à 17h tapantes. Et j’en suis heureuse.

Faut dire que ma fille m’a glissé au gré de quelques reproches (justifiés ou non) que je rentrais de plus en plus souvent énervée. Qu’il fallait tout faire vite : le souper, les douches, la vague papote et la mise au lit.

J’ai ruminé pas mal, j’avoue. Piquée au vif.
Et avec un peu de recul, j’ai fait la part des choses.
J’ai trié. La remarque d’une (vraie) ado et le (vrai) fond de vérité.

Aujourd’hui, j’ai quitté le boulot à 17h tapantes. Et j’ai bien fait.

Mon fils m’a assuré avoir géré grave et vouloir m’aider dans le jardin.
On n’a visiblement pas la même notion du « géré grave ».
Et ça ne l’est pas, justement, grave. C’est plutôt normal en fait.

Inspiration. Expiration.
Relativiser.

Il a le temps de recommencer.
J’ai le temps de lui expliquer.
Pourquoi j’aimerais que tel et tel point soient compris ce soir même.
Pourquoi on peut faire plus que le strict nécessaire même si le contrat se termine lundi prochain.
Parce que c’est un apprentissage.
Parce qu’on peut être distrait mais organisé.
Que le cahier qu’on a aujourd’hui peut être oublié demain.
Foi de MA. Il sourit. Il comprend. Il sait.

Et pendant qu’il se (re)concentre, je tonds. J’enlève les mauvaises herbes. Je me défoule.
Je ne suis pas au-dessus de son épaule à m’énerver parce qu’il ne se concentre pas.
Il est à la table de la cuisine, quand même.
Son bureau, dans la chambre, est encore trop loin pour les après-écoles difficiles.

Ma fille a bossé seule. Elle parle planning, révisions et organisations.
Elle me montre un (nouveau) cahier de synthèse.
J’ai le temps de m’extasier.
J’ai le temps de me détacher de la nonchalance de son frère.
J’ai le temps de la valoriser. Parce qu’elle est géniale.

Purée, ça fait du bien l’alternance, la fête des mamans sans eux.
On a le spleen mais on cogite😉
Et sans se trouver la pire des mères, on peut essayer de rectifier le tir.
En se mettant à leur place. Parce qu’on y a été.
Qu’on aimait pas trop que nos parents nous trouvent tellement autonomes qu’on gérait trop sans eux.
Qu’on a détesté qu’ils rentrent systématiquement énervés du boulot.
Que c’était pas notre faute mais qu’au premier faux pas, on en prenait pour notre grade. Voire plus.

Aujourd’hui, j’ai quitté le boulot à 17h tapantes.
Et je me sens en phase avec eux.
Certes, tout n’est pas réglé.
Certes, je ne suis pas parfaite. Et heureusement.
Certes, ils ne sont pas parfaits. Et heureusement.

Je rentrerai encore épuisée du boulot.
Un peu plus tard qu’à 17h tapantes.
Parce que souvent, ce n’est pas possible.
Je serai à la bourre. Enervée.

Il aura toujours une approche scolaire fantaisiste.
Elle aura toujours l’envie de perfection.
On ne se comprendra pas tout le temps.

Mais ce soir, on a vécu un joli moment d’équilibre.
Moment qui s’est terminé par du jardinage en trio et un bbq en terrasse.
Trannnnnnequilles et détennnnnnnnndus.

MA fête, c’est tous les jours.
Mais aujourd’hui, c’était fort …❤

On s’attache (coeur, coeur, coeur)

coeur

J’ai (presque) 40 ans et plus que jamais et je suis sensible à mes essentiels.

Ce soir, je suis installée peinard dans mon canapé. Mon fils est vautré dans celui d’en face. Il est plongé dans un Petit Spirou. Ma fille est collée à MA. Devant The Voice. Un moment à trois comme on les aime.

The Voice. Une de nos émissions fétiches. On aime ou on aime pas. Nous, on aime. Je bouquine. Je savoure le fond musicaĺ, les MonsTrésors et les vacances.

Un apprenti chanteur entame sa chanson. Christophe Maé. On s’attache. Et moi j’accroche.

Et paf !

Et paf, j’ai 32 ans. Depuis quelques mois, MA vie est différente. Notre vie est différente. Les MonsTrésors et MA forment un trio. Plus un quatuor avec leur papa, avec celui qui a été mon Homme. Plus dans le schéma classique.

L’été approche. Premières vacances différentes aussi. La Vendée n’est pas encore. Je suis un peu perdue. La tribu des historiens, version Ciney, m’embarque. On parle location commune. On part en Corrèze.

Bonheur. Piscine. Soleil. Balades. Papotes. Trois loulous petiots. Énergiques. Énergivores. Premiers vrais manques pour les MonsTrésors. Papa est loin. Maman est sensible.

Ce soir, un apprenti chanteur entame sa chanson. On s’attache. Et paf.

Paf. Un bord de piscine. Une base iPod. Les tubes de l’année. Cette chanson. Bouffée de chaleur. Pics d’émotions.

La Vendée n’est pas encore. Je suis perdue. La tribu des historiens, version Ciney, m’embarque. On est en Corrèze.

Des images me viennent. Leur fils et sa sensibilité à la musique. 8 ans plus tard, il continue à sourire quand je sors la base iPod. Mes MonsTrésors. Leurs peps. Et  leurs manques aussi. Les endormissements difficiles. Les papotes apaisantes entre potes. La bienveillance. La chaleur. Par bouffées. Les émotions. Par pics.

Ce soir, un apprenti chanteur m’a transporté en Corrèze. Mais pas que. Il a éveillé de jolis souvenir, aussi. Des repères. Des bases. On s’attache. Peu importe qu’on aime Christophe Maé. Ou pas. L’essentiel n’est pas là. L’essentiel est ailleurs. Dans le lien. Qui reste. Qui est là. Plus de 20 ans après les premiers moments historiens.

J’ai (presque) 40 ans et plus que jamais et je suis sensible à mes essentiels.  J’ai (presque) 40 ans et je suis chanceuse. J’ai des tribus en or❤.

J’ai (presque) 40 ans

Capture d’écran 2015-03-29 à 22.00.02

J’ai (presque) 40 ans.
C’est un cap.
C’est l’âge des bilans.
C’est un chiffre symbolique.

C’est surtout l’année de MA fête. 30 ans … 35 ans … 40 ans. Le cycle festif à grande échelle. Le 24 avril tombe un vendredi. C’est un signe. Les tribus savent depuis (presque) toujours : big fiesta prévue.

Mmmmm.
J’ai (presque) 40 ans et je le vis moyennement bien.

Après quelques réveils chagrins et angoissés, j’ai renoncé. Certes, j’ai l’envie de festoyer. Certes, j’ai l’envie de voir mes tribus. Mais pas à n’importe quel prix. Fête et tribus peuvent se décliner autrement. Tout au long de l’année 2015. A la Petite Maison ou ailleurs. A 40 ans, j’ai en MA l’urgence de savourer. Pas de jerker sans profiter des (pa)potes.

J’ai (presque) 40 ans et je devrais le vivre mieux.
J’ai lâché prise.
J’ai changé d’avis.
J’ai écouté MA (r)évolution.

Mmmmm.
J’ai (presque) 40 ans et je le vis (encore) moyennement bien.

Après quelques réveils chagrins et angoissés, je sais. Je me souviens. Je mets des mots sur des maux. J’ai (presque) 40 ans et pour mes 39 ans, j’ai frémi. Une #essentielle a fêté son dernier anniversaire le lendemain du mien. Elle s’est éteinte le lendemain du sien. Un cap à passer. Une date symbolique.

J’ai (presque) 40 ans et je devrais le vivre mieux.
J’ai écouté MA sensibilité.
Le deuil et moi, on se connaît.
Je lui laisse la place nécessaire.

Mmmmm.
J’ai (presque) 40 ans et je le vis (toujours) moyennement bien.

Et je m’en veux. Je suis en phase bénie. Je vais bien.

Je vais bien. Physiquement. Moralement. La vie (même piquante) a donné de la force à mon sourire. Un mélange de je sais et une pincée de je me réjouis de découvrir.

Je vais bien. Les MonsTrésors vont bien. Nous savourons notre trio. Je les aime (terriblement) autonomes. Je les aime (encore – et toujours ?) accro à leur MAman.

Je vais bien. Les amours vont bien. Une histoire vibrante et passionnée. Une histoire épicée de moments atypiques. Un truc un peu MAboul.

Je vais bien. Les tribus vont bien. Mon lien à elles, assurément. Au gré de semaines et weekends (de plus en plus) chargés. Pas assez, parfois. Mais à portée de clics. De mots. De voix. De moments.

Je vais bien. Le boulot va bien. La ComTeam est un (joli) composite de belles personnalités. Au gré de semaines et weekends (de plus en plus) chargés. Mais nous tenons (le cap) et nous rions (beaucoup). La ComTeam est une tribu (aussi).

Mmmmm.
J’ai (presque) 40 ans et je le vis (pourtant) moyennement bien.

Après quelques réveils chagrins et angoissés, je comprends. Le souci n’est pas les 40 ans de MA. Le souci est ailleurs. Le souci est dans les 40 ans des autres. Des miens. Du rang du dessus. De mes parents (disparus).

Et paf. J’ai 11 ans et j’offre au paternel un porte-clé. Sur ce porte-clé, une phrase. Symbolique. L’histoire d’un cap. Le spectre d’un bilan. La vie commence à 40 ans. Sauf que … la vie bascule (parfois) à 40 ans. La sienne, en tous cas. Et la mienne, un peu, également du coup. Celle d’une famille sans (trop de) troubles (jusque là) aussi.

Des boîtes s’ouvrent. Des fantômes sortent. Des questions se posent. Les réponses viendront. Je ne suis pas les autres. Je ne suis pas les miens. Je ne suis pas le rang du dessus. Je ne suis pas mes parents (disparus).

D’ailleurs, j’ai (presque) 40 ans et je vais vivre ce cap autrement. Sans la (grosse) fête programmée. Avec le (joli) souvenir de mon essentielle. Sans le poids (paralysant) des autres. Le weekend de mes (réels) 40 ans, je prends le large. Je pars. Je réalise un rêve. Je verrai les tribus par vague(s). Plus tard. Tout au long de 2015.

Le jour de mes 40 ans, je me réconcilierai avec les mots cap, bilan et date symbolique. Ce ne seront plus des maux. Au contraire. Je le sais. C’est en MA. La vie (même piquante) a donné, donne et donnera de la force à mon sourire. Un mélange de je sais et une pincée de je me réjouis de découvrir.

(Presque) 40 ans.
Un cap.
L’âge des bilans.
Un chiffre symbolique.

40 ans, ce n’est pas la vie qui commence.
40 ans, c’est le début de la suite.

Et vous, les caps, vous les vivez comment ?

2014 ou l’année #woodkid

rf2014

Vous le voyez mon sourire ? Des noms sont dévoilés. Je surfe, le soir. Je stocke des clips. Je consigne des accroches. J’écoute. J’aime. J’aime pas. Peu importe. J’aime les découvertes. Mon job (non officiel) est de les partager via FB. Je scrute les couleurs annoncées pour l’affiche. Je cherche déjà baskets et colliers à assortir. Bref, le compte à rebours pour le Ronquières Festival 2015 a commencé. Je suis impatience.

2012 marque le début d’une jolie (nouvelle) tribu. Saisonnière dans les retrouvailles. Continue dans les sentiments. 2013 renforce le lien. La #tribuRonquières, notamment, m’aide à traverser la tempête Mamy. Presqu’en douceur. Presque.

Je n’ai jamais MApapoté sur l’édition 2014. Que dire sans redire ? Le Bar Presse est MA place où j’aime être. Un lieu essentiel. J’aime qu’on s’y sente bien. J’aime les liens qui s’y tissent. J’aime que les MonsTrésors s’y soient plu aussi. Se rejoindre sur une passion commune. La musique. Le plaisir de la vivre différemment. L’envers du décor. Rien que vous ne sachiez déjà.

2014 est surtout l’année Woodkid.
Pour MA, je veux dire.
Et pas qu’au Festival.
Avant, (un peu) avant.

Si (et seulement « si ») je devais faire une liste des 10 (comptons 20 sinon je pleure) albums marquants de MA (plus si petite vie que ça; j’ai – presque – 40 ans), The Golden Age en serait. Assurément.

Sans doute était-ce l’album dont j’avais besoin à ce moment-là. Sans doute. J’ai pourtant (tenté) de relever mon sourcil en accent circonflexe : « Wood quoi ? Pfff, j’connais pas. Bravo la tête d’affiche, les gars, bravo … » J’avoue, il m’était totalement inconnu. J’ai fait mon job (non-officiel). J’ai surfé. J’ai écouté. J’ai stocké des clips. Run Boy Run m’a accrochée. Pour courir mais pas que. Le reste de l’album m’a emportée. Pour ressasser. Pour trier. Pour accepter. Pour aimer autrement. Pour me détacher. Pour rebondir.

Une voix chaude. Une voix enveloppante. Ceux qui me connaissent souriront. Je suis prête à épouser toute tonalité envoûtante. Enfin toute … Deux jusqu’ici. Trois, maintenant. Eddie (Vedder) et Tom (Smith), à bon entendeur … j’hésiterai donc maintenant entre Yoann (Lemoine) et vous.

Vous dites ?
Pourquoi en parler genre un an plus tard ? Parce que.

Parce que Woodkid vient de sortir un titre avec Lykke Li. Alors, qu’à mon grand désespoir, il avait annoncé qu’il arrêtait tout. Que je l’ai écouté. Que je l’ai trouvé doux à l’oreille. Que je me suis replongée dans The Golden Age. Mode aléatoire OFF. Titre par titre. Dans l’ordre. Qu’une vague m’a emportée, à nouveau. Je suis émotions.

Cet album est un parcours. Une aventure. Faite de percutions. D’énergie. De rythmes entêtants, parfois. D’harmonie(s). De douceur. De pointes de tristesse. De mélancolie, aussi. Un concentré de sentiments variés. L’album dont j’avais besoin, oui. Pour ressasser. Pour trier. Pour accepter. Pour aimer autrement. Pour me détacher. Pour rebondir.

Ce billet est sans prétention. Il ne veut ni émouvoir, ni convaincre. Y a juste que MA s’est souvenue qu’un album peut avoir un parfum troublant. Et que c’est terriblement bon. De se sentir vivre. De s’émouvoir. Et de vouloir en MApapoter.

Et sinon, évidemment, même sans connaître (toute) l’affiche, je me réjouis déjà des retrouvailles et rencontres de l’édition 2015. Des découvertes musicales aussi. Même si le tee-shirt vire (peut-être) au mauve … (pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé.😉 ) Je suis (presque) souplesse😉

C’est bon de vieillir, parfois …

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C’est bon de vieillir, parfois …
Si … J’vous jure.

Je ne vous parle pas de rides.
Je ne vous parle pas de cheveux blancs.
Je ne vous parle pas de mes 40 ans qui approchent.

Je vous parle des rires qui (re)jaillissent.
Je vous parle de regards qui pétillent à nouveau.
Je vous parle de douleurs qui s’apaisent.
Je vous parle de plaies qui cicatrisent.
Je vous parle de belles (nouvelles) choses à vivre et à savourer.

Coup d’oeil dans le rétro. Frissons.

2013 m’a déstructurée. Vraiment. Je l’ai terminée à genoux. Epuisée. Des angoisses plein le coeur.
2014 m’a reconstruite. Lentement. Fondamentalement. Elle se termine dans un sourire apaisé. Malgré tout.

En 2014, j’ai pris le temps. J’ai fait le deuil d’une vie sans tempêtes. J’en ai d’ailleurs retraversé quelques-unes. Mais pas que … Je me suis offert des Petits moments de bonheur cachés. Loin du clavier de MApapote. J’ai (re)créé des équilibres. Dans le trio MA et les Monstrésors. Dans les tribus. Dans la musique. Dans un nouvel Home sweet Home. Dans les foulées apaisantes. Dans les mots des autres, aussi. J’ai progressivement (re)découvert mon talent pour la joie inépuisable. J’ai rebondi.

Rebondir.
Voilà ce que je vous souhaite pour 2015.
Je vous souhaite de rebondir.

Mon regard se pose sur vous.
Toi, lui, elle. Eux aussi.
Croyez-MA …

Les rires (re)jaillissent.
Les regards pétillent à nouveau.
Les douleurs s’apaisent.
Les plaies cicatrisent.
De belles choses arrivent.
De beaux moment se savourent.
Encore et toujours.

Belle année à tous.
Prenez soin de vous.