Récupérer

2018 ? Un grand voyage aux multiples destinations. En famille. En amoureux. En tribus. De l’amour. En famille. En amoureux. En tribus. Des rires et des fêtes. En famille. En amoureux. En tribus.

Des vues sur jardin. Des vues sur mer. Des vues sur villes. Des vues sur baskets fluo. Des vues sur Belle Henriette. Des vues sur d'(ADOrables) MonStrésors. Des défis sportifs. Des cafés fumants. Du vin au(x)verre(s). Une première manif. Pour le climat. Une course. Pour les réfugiés. Des post-it et des bougies. Pour des causes qui MA semblent justes.

Voilà ce que vous murmure le fil instragram d’une MApapote. Du bonheur. De la lumière. Du « j’en veux encore ».

Ce qu’il ne dit pas ? La course d’une poule sans tête. Les grandes fatigues. Les (doubles) doigts d’honneur. Les « c’est pas correct ».  Les « c’est pas juste ». Les « j’en peux plus ».  Les « je vaux mieux que ça. #oupas? ». Les « j’aurais dû faire médecine ».  Et il n’a pas à le dire. Certainement pas. C’est comme ça.

2019 ? Un grand voyage aux multiples destinations. En famille. En amoureux. En tribus. De l’amour. En famille. En amoureux. En tribus. Des rires et des fêtes. En famille. Et pas mal de vues sur. En tout cas. En famille. En amoureux. En tribus. Je MA le souhaite. Je nous le souhaite. Je vous le souhaite. #coeur

Ce qui va changer ? La fixation d’un thème. Un fil conducteur. A suivre. A ne pas perdre. 2019 sera l’année de la récup’. Récupérer, oui …

Je souhaite récupérer. Reprendre des forces. Je vous le souhaite aussi. C’est un bon point de départ. Se (re)poser. Se recentrer. Prendre soin de soi. Ne pas s’oublier. Poser ses limites.

Je souhaite récupérer. Trouver du temps. Ou mieux gérer celui que j’ai.  Je vous le souhaite aussi. Parce que tout va de plus en plus vite.  Parce qu’on a plusieurs vies en une. Parce qu’on voudrait exceller dans toutes. Et que, pourtant, les jours ne comptent pas plus d’heures.

Je souhaite récupérer. Et si pour reprendre des forces et mieux gérer le temps, on se servait de ce qui existe déjà. Puiser dans le stock sans s’épuiser. Penser durablement. Agir durablement. Consommer durablement. J’en suis au commencement. Pas à pas. Un joli défi, ne trouvez-vous pas ?

Et je commence 2019 en réutilisant les voeux. Cinq billets à thème sur ce blog. Je les ai tous relus. Et dans chaque, quelque chose que je MA souhaiterais bien. Que je MA vois bien souhaiter.  A toi. Ou à toi, là-bas. Ou à vous. Alors puisez. Prenez. Et n’hésitez pas à les offrir. C’est cadeau.

Belle année 2019. Prenez soin de vous.

Souhaiter le meilleur #coeur

J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi. J’espère que votre vie se mette bien. Mieux. Ou encore mieux. Je vous souhaite  une belle et longue accalmie. Que les saveurs s’équilibrent. Que le piquant devienne un (léger) piment. Que le doux vous apaise. Je vous offre des arômes de résilience et de bienveillance. Respirez-les à souhait. Quand vous vous sentirez prêt·e·s.

#sandrakimstaïle

Et donc voilà ce que je v(o)eux pour nous. Et le nous, c’est vous, c’est MA. Je nous souhaite de croire en nous, de trouver notre place ou de la (re)créer, d’être entouré.e. de gens qui nous veulent du bien, de transmettre confiance et autonomie, d’apprendre et d’enseigner. Je nous souhaite des défis et l’envie furieuse de les relever. Je nous souhaite la santé. Bref, je nous souhaite d’aimer la vie, même si c’est une folie.

C’est bon de vieillir parfois

Rebondir. Voilà ce que je vous souhaite. Je vous souhaite de rebondir. Mon regard se pose sur vous. Toi, lui, elle. Eux aussi. Croyez-MA … Les rires (re)jaillissent. Les regards pétillent à nouveau. Les douleurs s’apaisent. Les plaies cicatrisent. De belles choses arrivent. De beaux moment se savourent. Encore et toujours.

Mes voeux, en veux-tu ? 

Je nous souhaite de (bien) vivre. Je nous souhaite des sourires et des pieds de nez au(x) sale(s) année(s). Je nous souhaite  de trouver apaisement et bonheur. Je nous souhaite d’avancer. D’oublier ce qui peut l’être. De chérir les jolis souvenirs. D’être gentil avec soi-même, surtout. Je nous souhaite des victoires.  Je nous souhaite tolérance et reconnaissance.

Je nous souhaite des tribus. De coeur ou de sang. Je nous souhaite des papotes, des rires et de la tendresse. Je nous souhaite de trinquer (tchin’) sans morfler (bam). Je nous enjoins à prendre soin de nous, de vous, des autres. A garder un œil sur notre santé. A la préserver. A se battre si nécessaire. Je nous souhaite des foulées défoulantes. Ou toute autre chose qui équilibre corps et coeur.  Je nous souhaite épanouissement et bien-être. Je nous murmure d’aimer nos proches. De leur dire, aussi. De vrombir de plaisir.  De savourer ce que nous avons. De créer ce qui nous manque. De vivre de belles rencontres. De (se) choisir. De (se) trouver. Je nous souhaite d’être libre. De nos pensées. De nos plaisirs. De nos envies. Je nous souhaite de vivre, simplement. Simplement bien.

Le top 5

Une belle année … Parce que, oui, je vous la souhaite belle. Passionnée. Pimentée de grains de folie. Drôle. Je vous souhaite de voir les p’tits bonheurs. Je vous souhaite d’ouvrir les bonnes portes. Je vous souhaite des surprises et des rencontres inattendues. Je vous souhaite la santé aussi. Surtout. Je vous souhaite d’aimer. Je vous souhaite de trouver les mots pour le dire. Parce qu’il n’y a pas (plus) de temps à perdre … La vie va vite …

 

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Flambant vieux

Vous MA savez sensible au parfum des chansons. Celles qui en un éclair vous replongent dans une période particulière de votre vie. Celles qui vous font sourire. Celles qui vous donnent un air indécent. Celles qui vous remplissent d’amour. Celles qui vous font du bien. Celles qui vous mettent la larme à l’oeil aussi.

Il m’est arrivé quelque chose de particulier cet été. L’effet inverse. Une chanson jamais entendue. Une chanson qui fout les poils. A la première écoute. Une chanson qui mouille les yeux. Un texte. Un rythme. Et des larmes qui coulent doucement. Un peu de rage aussi. L’impression qu’elle aurait dû exister bien avant. L’impression qu’écoutée 20 ans plus tôt, elle aurait changé quelque chose. Qu’elle aurait donné une impulsion. Elle aurait donné l’envie. L’envie de continuer. L’envie de vivre. L’envie de se battre. L’impression que ces mots auraient pu MA venir. Pire … Qu’ils auraient MA venir. Qu’ils auraient dû être murmurés. Scandés, même. Qu’ils auraient tout changé. Que le paternel serait toujours là. Le frérot aussi. Voire même Mamy. Mais il se peut que MA s’emballe. C’est même certain. Une fâcheuse tendance à espérer refaire l’histoire. A remplir le verre. Pour qu’il soit toujours à moitié plein.

Zazie chante « speed ». Elle dit parler du coeur. Avec coeur. Et elle le chante. Son coeur. Un rythme piano-voix très doux. Au début. Le rythme s’accélère. Progressivement. Il s’emballe même. Comme un coeur qu’on réanime. Comme quelqu’un qui va mal. Et qui, un peu secoué, va mieux. Jusqu’à se sentir flambant vieux.

Les larmes. La rage, un peu aussi. Ce texte, il aurait dû MA venir. Il aurait donné l’envie. L’envie de continuer. L’envie de vivre. L’envie de se battre. Il aurait pu être murmuré. Scandé, même. Il aurait pu tout changer. Le paternel serait toujours là. Le frérot aussi. Voire même Mamy. Ils auraient eu l’envie de rester. Flambants vieux.

Mais il se peut que MA s’emballe. MA s’emballe toujours un peu. C’est certain. Une fâcheuse tendance à espérer refaire l’histoire. A remplir le verre. Pour qu’il soit toujours à moitié plein.

D’ailleurs, trinquons. On n’est pas tout neuf, certes … Mais on n’est pas si vieux. Mais on a le potentiel de devenir flambant vieux. Et on va l’exploiter. Parce que merde. Allez hop. Allez, quittons ce corps sage. Battons plus vite que notre âge. Sortons de cette cage. Speedons. Speedons encore. Allez hop 

 

 

 

 

 

 

#run4refugees

img_063120 km pour les migrants. C’est un peu court au vu de ce qu’ils parcourent. 20 km d’une jolie course pour les migrants. C’est un peu léger au vu de ce qu’ils traversent. 20 km dans Bruxelles en solidarité avec tous les migrants, exilés, déplacés. Pour soutenir la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. C’est peu au vu de ce que la plateforme fait au quotidien. C’est court. C’est léger. C’est peu.

Je ne pensais pas les courir, ces 20 km de Bruxelles. J’ai renoncé aux courses. Pourtant, je sais. Je sais que les foulées peuvent mobiliser. Que l’on peut courir pour récolter des fonds. Pour la recherche. Pour de belles causes. Je sais aussi qu’on peut courir pour et avec d’autres. Je l’ai fait. Courir pour soutenir des causes. Courir pour donner un coup de « pousse ».

Je ne pensais pas les courir, ces 20 km de Bruxelles. J’ai renoncé aux courses. Un souci de santé. Une cadence perdue. Des longues distances difficiles. J’ai renoncé aux courses mais pas à courir. Courir pour MA forme. Courir pour me défouler. Et puis j’ai vu passer #run4refugees. Ma cadence perdue m’a parue bien futile. Le target difficile de courir 20 km aussi …

Bref, le dimanche 27 mai, je courrai 20 km dans Bruxelles en solidarité avec tous les migrants, exilés, déplacés. Pour soutenir la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.  Même si c’est court, léger et peu. C’est essentiel pour moi. Et vous pouvez MA soutenir : un virement sur le compte BE 04 5230 8077 7231 (TRIOBEBB) avec pour communication libre Nom Prénom 20km – Parrainage. Plus d’informations : https://run4bxlrefugees.org.

 

Souhaiter le meilleur #coeur

2018

J’aime cette période de (bons) voeux. J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi.

J’aime les mots. J’aime en jouer. J’aime la musique qu’ils offrent. Il se dit que j’ai le sens de la formule. J’aime en tout cas la trouver. J’aime deviner le sourire qu’elle provoque. J’aime croire qu’elle touche, parfois. Formuler le « meilleur » est donc mon premier défi de l’année. Ou le dernier.

MA recette pour obtenir des voeux sans cesse renouvelés ? Puiser les ingrédients dans les 12 mois écoulés. Equilibrer les saveurs. Le doux. Le piquant. Un peu plus. Un peu moins. Mélanger. Laisser décanter, un peu.  Préchauffer les 12 mois qui s’annoncent. Ajouter un bouquet garni d’envies. Aromatiser de zestes universels. Laisser gonfler à souhait. Partager. Savourer.

Nombriliquement parlant, la cuvée 2017 est un bon cru. La vie se met bien. Mieux en tout cas. Une belle et longue accalmie. Les saveurs s’équilibrent. Le piquant devient (léger) piment. Le doux apaise. Arômes de résilience et de bienveillance. Ce qui m’a manqué ? Le temps. Le prendre, surtout. Tout vouloir faire. À fond. Oublier de prioriser. Ou ne pas pouvoir le faire. Pour tout vivre. Avec émotions. Trop, sans doute, parfois.

Pour (vous) proposer le meilleur pour 2018, la base est donc là. Mais comment dire … ces voeux …

Je regarde autour de moi. Je sais. Je sais que 2017 a été difficile voire tragique pour certain·e·s. Que 2018 s’annonce compliqué. Ruptures. Combats variés et épuisants.  Deuils. Le temps semble s’être arrêté. Tout est lent et difficile. Et moi, je viendrais avec ma vie qui se met mieux ? Avec le temps qui défile ? En ajoutant un bouquet d’envies  ? En offrant un zeste d’universalité ? Indécence.

J’aime les mots. J’aime en jouer. J’aime la musique qu’ils offrent. Il se dit que j’ai le sens de la formule. J’aime en tout cas la trouver. J’aime deviner le sourire qu’elle provoque. J’aime croire qu’elle touche, parfois. Mais comment pourrait-elle toucher ? Ma longue est belle accalmie n’est pas universelle.  Formuler le « meilleur » est donc mon premier défi loupé de l’année. Sans doute pas le dernier.

Mmmm. Ce billet sommeille dans la corbeille. Pour la rime mais pas que. Je ne me résigne pas. J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi. C’est en MA.

Alors laissez-moi murmurer. Avec douceur. Avec humilité. « Ça aussi, ça passera ». J’aime me le dire. Quand la douleur transperce. Quand les sanglots étranglent. Quand l’obscurité l’emporte. « Ça aussi, ça passera ». Je sais que c’est faux. Tout ne passe pas. Loin de là. Certaines blessures restent. Toujours. Nos cicatrices …  Mais, laissez-moi murmurer. Des bras se tendent. Des sourires réchauffent. La douleur s’apprivoise. Un peu. Les sanglots s’espacent. Progressivement. La lumière revient. Avec une intensité variable. Mais elle revient. Comme les jolis moments.

J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi. Pour 2018, j’espère que votre vie se mette bien. Mieux. Ou encore mieux. Je vous souhaite  une belle et longue accalmie. Que les saveurs s’équilibrent. Que le piquant devienne un (léger) piment. Que le doux vous apaise. Je vous offre des arômes de résilience et de bienveillance. Respirez-les à souhait. Quand vous vous sentirez prêt·e·s.

Je vous souhaite de trouver que le temps défile. Je vous souhaite de l’apprivoiser. De le prendre. De le savourer. D’alterner moments de folies et moments de calmes.  Je vous souhaite de vivre de belles émotions. Dans une jolie lumière. Avec de jolis sourires. Avec des bras qui vous enserrent.

Je vous embrasse. Prenez soin de vous.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »
Antoine de Saint-Exupéry

Strange

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Un jour, quand je serai (très) vieille et (presque) sourde, peut-être que les murmures de la voix ressembleront au bruit apaisant de l’Océan. Un jour. Peut-être. D’ici là, je continuerai. A l’entendre. A l’affronter. A la dompter. Cette voix qui sème des peurs en MA.

J’ai 42 ans et j’ai (encore parfois) peur de ne pas trouver ma place. Qu’on arrive à faire sans MA. Sans même y penser. A cause de la voix. La raison vous parlerait d’émotivité excessive. Elle vous lèverait les yeux au ciel. Elle vous dirait de repenser à Sandra Kim. La voix est plus mesquine. Elle ricane. Elle pique là ou ça fait mal. Une vraie langue de vipère.

Un jour, quand je serai (très) vieille et (presque) sourde, peut-être que les murmures de la voix ressembleront au bruit apaisant de l’Océan. Un jour. Peut-être. D’ici là, sourire insolent et doigt d’honneur. La voix est assommée. K.O. Pour un (très long) moment. Par le Ronquières Festival. Le pouvoir des tribus.

L’an dernier, pour de tristes raisons d’agenda, j’ai dû choisir. Un déchirement pour quelqu’un comme MA. Choisir entre deux tribus … L’Océan l’a emporté de peu. La tribu vendéenne a pris soin de MA. Besoin de me requinquer. Besoin de moments doux avec les MonStrésors. Je ne regrette rien. Bonheur.

Mais mais mais … La voix m’a chuchoté que … cette année, à Ronquières, ce serait différent. Murmures de vipère. Je suis une fille de rituels et de traditions. La voix le sait. Emotivité excessive. Elle me dit que rien ne sera plus pareil. Que le charme n’opérera plus. Qu’on a pu faire sans moi. Que ce sera l’année de trop. Pourquoi revenir ?

Sourire insolent et doigt d’honneur. J’ai rempilé pour le Festival. La tribu Ronquières ? Saisonnière dans les retrouvailles. Continue dans les sentiments. Source de belles rencontres. La peur s’est évaporée. Fuck la voix. J’ai piétiné ton murmure. Le charme a opéré. On a joliment fait sans moi. Mais pas sans penser à moi. Ca, je l’ai (enfin) compris. Et j’ai bien fait de revenir. Je me suis sentie accueillie. J’ai fait le plein de rires, de regards, de moments précieux. Le changement a du bon. Il ne gâche ni les rituels, ni les traditions. Il les pérennise. Comme les liens que l’on tisse tout au long de notre vie.

MA jolie découverte musicale du RF2017 : LP – Strange. A écouter en live et à plein tube. Sautillement à pieds nus sur la terrasse. Vous le voyez mes yeux qui pétillent ? Un bon Plan, ce Festival. Je m’incline. Définitivement. Encore un tout grand bravo aux potes (complètement barges) qui, depuis six éditions, réunissent (ce que j’appelle) leurs tribus pour bosser sérieusement sans se prendre au sérieux.  C’est ce qu’on a fait. Cette année, encore. Et le bruit de l’Océan ? Sourire insolent et tête dans les bagages. La Vendée … J-3 #coeur

Le Ronquières Festival en billet(s) : #2012  Festival de rêves et Un filet. Un harnais. Une cordée. #2013 : Voilà. C’est fini. #2014 : 2014 ou l’année #woodkid.

 

#sandrakimstaïle

J’aime, j’aime la vie. Même si c’est une folie. J’aime, j’aime la vie. Bravo pour le défi. J’aime, j’aime la vie. Ne m’en veuillez pas. Je suis née comme çaaaaaaaaaaa.

Cet air est celui de la Victoire. De l’Eurovision 1986, c’est vrai. Mais pas que. Ce morceau est à la mort ce que l’ail est au vampire. Un repoussoir.

Je ne dois pas l’avoir assez fredonné en 2016. Puisqu’en 2016, j’ai presque mouru. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Si vous me lisez un peu, vous imaginez mon sourire insolent. Si vous me connaissez mieux, vous captez mon regard de warrior. Si vous me pratiquez régulièrement,  vous savez mon doigt d’honneur scandant un « fuck la mort ».

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même.

Si vous me lisez un peu, vous m’imaginez un peu bisounours. Si vous me connaissez mieux, vous captez mes ondes positives. Si vous me pratiquez régulièrement, vous savez mon excès d’optimisme. Et vous faites bien. En toute bonne « vivante », j’ai savouré la Victoire.

Mais pas que.

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même. Vous vous sentez diminuée. Terriblement. Tout fatigue. Et pourtant, on vous facilite le quotidien. On fait pour vous et sans vous. Vous qui aimez tant vous sentir indispensable. Vos nerfs sont à fleur de peau. Vous vous sentez inutile. Un peu. Vous en voulez presque à celles et ceux qui vous veulent du bien. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Et puis, et puis, vous reprenez peu à peu des forces. Vous remettez un pied dans la vraie vie. Puis les deux. Vous vous voyez re(de)venir. Comme avant. Comme avant ? Non. Vous n’êtes plus la même. En fait, bizarrement, vous ne trouvez plus votre place. Vous en voulez presque à celles et ceux qui vous ont voulu du bien. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même.

Et puis, et puis, insidieusement, Sandra Kim se remet à MA fredonner. Que j’aime la vie. Même si c’est une folie. Ne m’en veuillez pas. De m’être sentie inutile. De vouloir compter. Pour vous. Mais pas que. Pour moi aussi. Je suis née comme ça. Je dois me (re) trouver des défis. Je dois me dépasser.

Merci à celles et ceux qui relevé le défi. De faire sans mais surtout POUR moi. Pour faciliter mon quotidien de convalescente. Merci à celles et ceux qui m’ont murmuré à l’oreille. Que faire sans moi veut aussi dire que j’ai transmis. De la confiance. Des enseignements. De l’autonomie. Et l’envie de faire plaisir.

Et donc pour 2017, voilà ce que je v(o)eux pour nous. Et le nous, c’est vous, c’est MA.

Je nous souhaite de croire en nous, de trouver notre place ou de la (re)créer, d’être entouré.e. de gens qui nous veulent du bien, de transmettre confiance et autonomie, d’apprendre et d’enseigner. Je nous souhaite des défis et l’envie furieuse de les relever. Je nous souhaite la santé. Ou à défaut je nous souhaite de jolis ambulanciers et/ou pompiers

Bref, je nous souhaite d’aimer la vie, même si c’est une folie*

Belle année 2017 à vous toutes et toutes. Prenez soin de vous.

*si la chanson vous lasse, il vous reste à fredonner « libéréeeeee, délivréééééééé » #pardon #cestplusfortqueMA

 

 

 

 

 

 

D2 – D3 : touché – bloquée

Ce matin, en réajustant mes bas, j’ai cru à un malaise cardiaque. Le mien. Une douleur fulgurante de l’omoplate à la poitrine. Comme un coup de poignard dans le dos. Comme ce que j’imagine être un coup de poignard dans le dos.

J’ai hurlé. Je me suis accrochée au mur. J’ai fermé les yeux. J’ai attendu. Rien n’est venu. Ni l’apaisement, ni le chaos. Pas de malaise cardiaque.

Grande sotte. Un malaise cardiaque. Tragédienne, va !

Juste un souci de vertèbres. Très douloureux, certes. Handicapant, assurément. Prévisible, aussi.  Il n’y avait pas meilleur jour pour se coincer deux vertèbres. Mon ostéo me recevait ce soir.

« Voilà. Votre corps commence à comprendre qu’il ne doit plus avoir peur ».

Ricanement intérieur. Pirouette. Sourire poli. Sol qui s’ouvre sous mes pieds.

Trois granules d’arnica (Mamy, arrête de danser le gigue dans ton urne) et une papote plus tard, je suis dans ma voiture. Accrochée au volant. A l’arrêt. Dans le cake. Hum … c’est fort l’arnica.

Vraiment ? Mon corps commence à comprendre ? A comprendre quoi ? Ne plus avoir peur ? Peur de quoi ? Ah ? De la mort ?

Ah. De la mort.

Mmmmm. Mon corps commence à comprendre ? Mon coeur et mon esprit aussi alors ? Pour dénouer mes émotions ? Pour creuser autre chose que MA tombe d’angoisses insidieuses ?

En mars dernier, j’ai presque mouru. Presque. Une hémorragie post-op. Un geyser par le nombril. Une nuit de folie. Deux opérations en moins de 24h. Un corps faible et meurtri.

Et puis il y a eu les attentats de Bruxelles. Et j’ai oublié. Parce que j’étais en vie. Moi, j’étais en vie. J’avais juste eu un petit bobo. Rien de comparable.

Mais mon corps n’a pas compris. Mon Moi rationnel sait. Tout est sous contrôle. La maladie est identifiée. Elle est domptable et domptée. Je suis suivie. Même plus peur d’une potentielle opération. Même plus. Ou peut-être que si. Parce que mon corps, apparemment, il n’a pas reçu le message. Courrier égaré. Et si mon Moi rationnel est inconscient, hein ? S’il flanche avec le choc ? Qui va passer le putain de message ?

Ah, oui. C’est vrai. Mon corps commence à comprendre. C’est pas moi qui le dis. Je le crois, pourtant. Je l’ai lu dans les granules d’arnica. Warf (Mamy, il suffit ! ). Et puis mes doigts se délient. Pas encore ma D2 et ma D3. Pas complètement. Qu’importe. C’est un signe.

Mes doigts se délient. Ils ont trouvé, en urgence, le chemin du blog. MApapote entame le processus. Poser les mots pour les sortir de MA. C’est ce qui MA va le mieux. Je crois que quelques billets s’annoncent. Juste avant 2017. Pour refermer cette drôle d’année 2016.

A bientôt ?

Mes voeux, en veux-tu ?

2016-new-year-ss-1920

Si je pouvais changer quelque chose pour que l’année à venir soit plus belle (encore) que l’année qui se termine, je demanderais quoi ?

A vrai dire ? Rien grand chose.

Vous le voyez mon sourire ? Vous le voyez mon pied de nez à d’autres bilans de fin d’année ?

Je suis dans une phase de vie apaisante. Et j’en profite. J’ai enterré (pas mal de) haches de guerre et (une série de) pieds de biche. J’avance. A mon rythme. Avec mes essentiels. MonStrésors. Amoureux. Tribus. Je savoure. Pleinement. Et si le rythme s’emballe … hop, mes baskets et quelques foulées. Pour dépasser mes peurs. Pour larguer le stress.

2015 n’a pas été sans heurt(s) assurément mais 2015 a été libération(s), résilience et apaisement.

Et donc pour 2016 ? Que (MA) souhaiter ? Que nous souhaiter ? D’oser ? De rebondir ? Formulé, déjà. A approfondir. Encore et toujours.

En 2016, je nous souhaite de (bien) vivre. Je nous souhaite des sourires et des pieds de nez au(x) sale(s) année(s). Je nous souhaite  de trouver apaisement et bonheur. Je nous souhaite d’avancer. D’oublier ce qui peut l’être. De chérir les jolis souvenirs. D’être gentil avec soi-même, surtout. Je nous souhaite des victoires. Personnelles et professionnelles. Je nous souhaite tolérance et reconnaissance.

Je nous souhaite des tribus. De coeur ou de sang. Je nous souhaite des papotes, des rires et de la tendresse. Je nous souhaite de trinquer (tchin’) sans morfler (bam).

Je nous enjoins à prendre soin de nous, de vous, des autres. A garder un œil sur notre santé. A la préserver. A se battre si nécessaire. Je nous souhaite des foulées défoulantes. Ou toute autre chose qui équilibre corps et coeur.  Je nous souhaite épanouissement et bien-être.

Je nous murmure d’aimer nos proches. De leur dire, aussi. De vrombir de plaisir.  De savourer ce que nous avons. De créer ce qui nous manque. De vivre de belles rencontres. De (se) choisir. De (se) trouver.

Je nous souhaite d’être libre. De nos pensées. De nos plaisirs. De nos envies. Je nous souhaite de vivre, simplement. Simplement bien.

Belle année 2016 à toutes et tous. Happy & Freedom ❤