Emotions authentiques

sens

Exprimer ses sentiments. Se sentir libre. De dire oui. De dire non. Poser ses limites. Etre authentique. Emballée dans ma couverture à gros pois colorés, plongée dans les concepts de l’affirmation de soi abordés en formation, j’ai envie d’entendre ma tant’linette.

Et paf, j’ai (presque) 17 ans et je suis une ado égratignée. Je veux qu’on aime vivre. Je veux qu’on soit heureux. Je suis perdue. Je ne comprends pas la mélancolie des autres. Pas juste le coup de blues, hein. Mais bien la mélancolie qui bousille l’envie de vivre.  Je perds un peu mon (re) père et lui perd pied. Je crie. Je colère. Je secoue. J’épuise et je m’épuise. Une porte s’ouvre et j’y trouve refuge. Je m’ installe. Tout contre un tonton, une tant’linette et deux cousins cromignons. Avec apaisement. J’explore d’autres racines du même arbre généalogique. Un lien (fort) se tisse. Je m’initie aux tribus. Ces liens de sang ou de coeur où l’on se sent chez soi. Peu importe le lieu.

J’ai (presque) 17 ans et tant’linette (notamment) devient un de mes repères. Je reprends pied. Nos trajets, matin et soir, sont remplis de mots. Du quotidien, mais pas que. Des chamailleries inhérentes à mon adolescence. De confidences, aussi. Elle calme mes cris. Elle envie mes révoltes. Un peu. Je m’en étonne. Beaucoup. Elle me parle d’affirmation de soi. D’exprimer des émotions. De trier les faits et le ressenti. De ce qui n’est pas inné. De ce qui est apprentissage. Elle évoque les obstacles. Elle sourit de ses victoires, aussi. Je ne comprends pas tout.

J’ai 39 ans et les discussions ont perduré. L’ado égratignée a quitté le refuge. Je m’en suis créés d’autres. J’ai renoué avec mes racines initiales. J’ai connu l’apaisement. Je suis pourtant toujours revenue. Tout contre un tonton et une tant’linette. Les cromignons ont grandi et leurs mots se mêlent ici et là aux nôtres.

J’ai 39 ans et je veux encore et toujours qu’on aime vivre . J’aime qu’on soit heureux. Je suis encore parfois perdue. Je ne comprends toujours pas la mélancolie des autres. J’essaie juste de moins crier. De moins colérer. De moins m’épuiser et d’épuiser moins, aussi. J’essaie. Je dis non. Je dis oui, aussi. J’apprends à me respecter. Je ne comprends pas tout mais je souris de mes victoires.

J’ai 39 ans et je chéris l’idée d’être un refuge. Pour les Monstrésors. Pour ma famille. Pour mes pot(in)es. Je suis devenue tribuphile. Ces liens de sang ou de coeur où l’on se sent chez soi. Peu importe le lieu.

J’ai 39 ans et ma tant’linette reste un repère. Lumineuse. Solaire. Bienveillante. Voici quelques semaines que le Crabe l’ emportée. Petit clin d’oeil vers là-haut. Et grande claque dans le dos pour vous. Prenez soin et murmurez l’amour un peu tous les jours. Exprimez vos sentiments. Triez les faits et votre ressenti. Mettez des mots sur vos émotions. Sentez-vous libre(s). De dire oui. De dire non. Posez vos limites. Soyez authentique(s).

Et surtout, vivez, bordel ❤

 

 

 

 

 

 

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