Mes voeux, en veux-tu ?

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Si je pouvais changer quelque chose pour que l’année à venir soit plus belle (encore) que l’année qui se termine, je demanderais quoi ?

A vrai dire ? Rien grand chose.

Vous le voyez mon sourire ? Vous le voyez mon pied de nez à d’autres bilans de fin d’année ?

Je suis dans une phase de vie apaisante. Et j’en profite. J’ai enterré (pas mal de) haches de guerre et (une série de) pieds de biche. J’avance. A mon rythme. Avec mes essentiels. MonStrésors. Amoureux. Tribus. Je savoure. Pleinement. Et si le rythme s’emballe … hop, mes baskets et quelques foulées. Pour dépasser mes peurs. Pour larguer le stress.

2015 n’a pas été sans heurt(s) assurément mais 2015 a été libération(s), résilience et apaisement.

Et donc pour 2016 ? Que (MA) souhaiter ? Que nous souhaiter ? D’oser ? De rebondir ? Formulé, déjà. A approfondir. Encore et toujours.

En 2016, je nous souhaite de (bien) vivre. Je nous souhaite des sourires et des pieds de nez au(x) sale(s) année(s). Je nous souhaite  de trouver apaisement et bonheur. Je nous souhaite d’avancer. D’oublier ce qui peut l’être. De chérir les jolis souvenirs. D’être gentil avec soi-même, surtout. Je nous souhaite des victoires. Personnelles et professionnelles. Je nous souhaite tolérance et reconnaissance.

Je nous souhaite des tribus. De coeur ou de sang. Je nous souhaite des papotes, des rires et de la tendresse. Je nous souhaite de trinquer (tchin’) sans morfler (bam).

Je nous enjoins à prendre soin de nous, de vous, des autres. A garder un œil sur notre santé. A la préserver. A se battre si nécessaire. Je nous souhaite des foulées défoulantes. Ou toute autre chose qui équilibre corps et coeur.  Je nous souhaite épanouissement et bien-être.

Je nous murmure d’aimer nos proches. De leur dire, aussi. De vrombir de plaisir.  De savourer ce que nous avons. De créer ce qui nous manque. De vivre de belles rencontres. De (se) choisir. De (se) trouver.

Je nous souhaite d’être libre. De nos pensées. De nos plaisirs. De nos envies. Je nous souhaite de vivre, simplement. Simplement bien.

Belle année 2016 à toutes et tous. Happy & Freedom ❤

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(Sur)vivre aux fêtes de fin d’année – mode d’emploi

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Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, je ne peux toujours pas affirmer les adorer maintenant. Par contre, j’aime les rituels. Les rituels, ça (MA) permet de (presque tout) vivre en douceur.

Un sapin décoré à trois après la Saint-Nicolas. Jamais avant. JAMAIS. Sinon, tout fout’le camp. La boîte à déco. Neuf années de récolte, de trouvailles et … d’héritage, aussi. Piocher. Se souvenir. Accrocher. Equilibrer. Se réjouir du moment de fête qui s’annonce. Peu importe si Noël tombe le 24 décembre ou aux retrouvailles de mi-vacances. On pense déjà à l’apéro chips.  Au déballages des (petits) cadeaux.

Ce qui était juste une réplique de ce qui se vit ailleurs est devenu un moment à nous.

Un peu comme quand j’étais petiote. Les (beaux) Noëls en famille. Avec la vieille potine des parents. Un (faux) sapin sur une table carrée dans un appartement à la mer. Les pommes de pin au milieu de la table. Les bougies. Le goût du verre de coca, le soir. Les p’tites saucisses. Papa qui les engouffrait à une vitesse folle. Pas de déballage bruyant de paquets. Souvent, juste un petit cadeau symbolique.

La suite est gommée. Se souvenir des belles choses. Simplement.

Scruter les photos prises pendant presque douze mois. Sourire d’avoir dégainé l’appareil à l’envi. Avoir de quoi faire.

Ce qui, pour Noël 2010, devait être juste une réponse à un bonhommet qui se demandait si ses parents (séparés) avaient été amoureux (un jour) est devenu un essentiel.

Se poser. Réfléchir à l’année écoulée. Choisir les (bons) clichés. Les assembler. Les épingler. Les annoter. Chercher LA photo qui fera la couverture. Y passer des soirées entières. Avoir peur de ne pas être dans les temps. Imprimer (enfin) l’album en trois exemplaires. Chacun le sien. Pour maintenant. Pour plus tard. Pour dans longtemps.

Savoir qu’un jour, ils plongeront (aussi) dans les milliers de photos (oubliées) qui hibernent dans des caisses à la cave. Comme j’ai plongé dans les images stockées dans les armoires de Mamy  et qui sommeillent maintenant aussi dans des caisses à la cave. Si un jour ils vous demandent pourquoi j’imprime encore tant de clichés qui valsent rapidement au sous-sol, dites-leur … Dites-leur que je veux qu’ils se souviennent de combien on s’aime. Dites-leur aussi qu’il n’y a rien de pire que la peur d’oublier un visage. De perdre ses racines.

Simultanément, écouter, ré-écouter. Les titres de l’année. Mes titres. Récoltés de mois en mois. Compilés déjà. En quelques disques. Au gré des coups de cœur. Classer cet ensemble inclassable. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Jusqu’à la presque veille de Noël. Isoler quinze à vingt morceaux. Les offrir. Parce qu’ils m’ont plu d’emblée. Parce qu’ils ont mis du temps à me séduire, aussi. Parce qu’ils m’ont filé la pêche. Parcqu’ils m’ont émue.

Ce qui a commencé en 2007 comme un p’tit cadeau pas cher et symbolique est devenu une tradition du 24 décembre. S’échanger nos compils. Chercher les titres communs. S’étonner des choix de l’autre. Découvrir de nouvelles choses.

Nous y sommes. A la veille de Noël. Je dois classer l’inclassable. L’empreinte des MonStrésors apparaît franchement. Il se murmure que je suis moins rock qu’avant. Il s’avère surtout que nous sommes maintenant trois à la programmation musicale de notre Home Sweet Home. Dans la plus grande incohérence. Ce ne sont déjà plus mes titres. Ce sont nos titres. Ceux qui nous ont plu d’emblée. Ceux qui ont mis du temps à nous séduire. Ceux qui nous ont filé la pêche. Ceux qui nous ont émus. Sans que ce soient pour autant les mêmes.

Savoir qu’un jour, en entendant un titre à la radio, ils souriront. Comme emportés. Par le parfum d’une chanson. Comme je le suis souvent. Un coup de clairon. Un « Hey Mister Churchill » … et paf. J’ai 7 ou 8 ans. Mamy danse dans la cuisine sur « Stop The Cavalry » de Jona Lewie. Pas question de rire. Ou si justement. Pensez donc … c’est pour la chorégraphie de la fête de l’école.

Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année mais maintenant, je sais. J’aime le rituel du sapin. Celui de l’album photos. Celui de la compil’. Et les rituels, ça (MA) permet de vivre (presque tout) plus sereinement. Même un 24 décembre sans MonStrésors.

Vous dites ? Vous n’en avez pas ? Des MonStrésors, je comprends mais des rituels ? Créez-les, da ! Avec vos proches. De coeur ou de sang. Et pas que pour Noël.

Ce qui commence comme un acte isolé, s’il est reproduit régulièrement, avec soin (amour et tendresse) devient (vite) une jolie tradition. Une bulle de vie. Un moment de respiration. Essayez, vous me direz …

Et surtout, quoique vous fassiez, faites-le bien (ou faites le bien). Joyeux Noël à toutes et tous. #coeur #coeur #coeur

 

Se souvenir des belles choses

Dites …

L’envie de vous confier quelque chose me vient. Comme avant. Dans un sourire ému. Si …

Je me souviens des belles choses. Enfin.

Mmmmm, moi la bisounours, je me réjouis d’enfin me souvenir des belles choses ? Moi qu’on taxe trop souvent d’excès d’optimisme ?

Oui. Enfin. Je me souviens enfin des belles choses. Dans mon lien à Mamy. Dans ce qu’elle m’a légué surtout. J’ai longtemps longtemps longtemps craint d’être comme elle. De son vivant. A sa mort, plus encore. Je n’ai plus peur. Parce que je sais, maintenant. Je sais que je suis juste « un peu » comme elle.

J’ai rangé le pied de biche comme certains enterrent la hache de guerre.

Enfin, je mets de côté la maladie, la leucémie fulgurante, ma colère, mes frustrations de l’avoir vue si vite résignée et vaincue. Enfin, je laisse derrière moi la maison familiale à vider. La maison vide aussi. Enfin, j’ai trié, rangé, classé les griefs de l’adolescence. Enfin, j’ai accepté mes crises de jeune maman vis-à-vis de la Mamy (trop) envahissante. Enfin, je renonce à pointer systématiquement ses erreurs de femme et de mère. Enfin.

Deuil et résilience(s) sans doute. Ce doux moment où l’apaisement vous gagne.

Le comble du comble ? Le savourer  grâce au niveau 4 sur Bruxelles. Le ressentir grâce à sa vieille potine qui vous murmure qu’heureusement que Mamy est déjà morte. Parce qu’elle ne survivrait pas à votre humour noir. Parce qu’elle ne survivrait pas au stress ambiant. Parce qu’elle ne survivrait pas d’imaginer ses petits-enfants dans un tram, un bus ou un métro bruxellois. Comme avant.

Et vous lui donnez raison. Elle n’aurait pas survécu. Parce que vous auriez refusé que son angoisse maladive vous plombe. Parce que vous lui auriez opposé votre optimisme incurable. Parce qu’on empêche pas les autres de vivre parce qu’on a peur de les voir mourir. Parce que vous n’êtes pas comme elle. Sur ce plan-là. Et c’est essentiel. C’est une victoire.

La menace imminente de trop lui ressembler éloignée, on passe en niveau 3. On passe au vraisemblable. Et cela vous fait sourire. Parce que, bon dieu, elle vous a quand même refourgué quelques MAnies que MA ne nie plus. Du drôle, souvent et du légèrement agaçant, parfois.

Le plaisir de la première gorgée bouillante de café. Le Madame Loïk que j’étale sur ma tartine. La lessive que je lance à 8h05 du mat alors que je suis à la bourre.  Les yeux que je lève au ciel quand on me dit que ce n’est peut-être pas le moment pour lancer cette maudite machine. Mes « tu mets ça au sale linge ». Mes « au cas où ». Mes « si tu n’aimes pas, tu peux échanger ». Mes « c’est symbolique ».  Le tube d’arnica dans mon sac. La trousse de pharmacie (énorme et souvent inutile)  en vacances.  Une peau nette de maquillage. Ma fidélité crasse à ma crème hydratante.  Ma préférence pour les parfums « homme ». Ce besoin de planifier. Ce raccourci qui n’en est pas un. Mes rêveries au volant. Le goût des compils. Ma tendance au kitch musical.  M’étaler sur le canapé sans laisser place à personne. Mon « Oui c’est moi ! » au téléphone. La sieste du dimanche. Même le samedi. Et surtout … le plaisir des mots et de l’écriture.

Se souvenir des belles choses