Souhaiter le meilleur #coeur

2018

J’aime cette période de (bons) voeux. J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi.

J’aime les mots. J’aime en jouer. J’aime la musique qu’ils offrent. Il se dit que j’ai le sens de la formule. J’aime en tout cas la trouver. J’aime deviner le sourire qu’elle provoque. J’aime croire qu’elle touche, parfois. Formuler le « meilleur » est donc mon premier défi de l’année. Ou le dernier.

MA recette pour obtenir des voeux sans cesse renouvelés ? Puiser les ingrédients dans les 12 mois écoulés. Equilibrer les saveurs. Le doux. Le piquant. Un peu plus. Un peu moins. Mélanger. Laisser décanter, un peu.  Préchauffer les 12 mois qui s’annoncent. Ajouter un bouquet garni d’envies. Aromatiser de zestes universels. Laisser gonfler à souhait. Partager. Savourer.

Nombriliquement parlant, la cuvée 2017 est un bon cru. La vie se met bien. Mieux en tout cas. Une belle et longue accalmie. Les saveurs s’équilibrent. Le piquant devient (léger) piment. Le doux apaise. Arômes de résilience et de bienveillance. Ce qui m’a manqué ? Le temps. Le prendre, surtout. Tout vouloir faire. À fond. Oublier de prioriser. Ou ne pas pouvoir le faire. Pour tout vivre. Avec émotions. Trop, sans doute, parfois.

Pour (vous) proposer le meilleur pour 2018, la base est donc là. Mais comment dire … ces voeux …

Je regarde autour de moi. Je sais. Je sais que 2017 a été difficile voire tragique pour certain·e·s. Que 2018 s’annonce compliqué. Ruptures. Combats variés et épuisants.  Deuils. Le temps semble s’être arrêté. Tout est lent et difficile. Et moi, je viendrais avec ma vie qui se met mieux ? Avec le temps qui défile ? En ajoutant un bouquet d’envies  ? En offrant un zeste d’universalité ? Indécence.

J’aime les mots. J’aime en jouer. J’aime la musique qu’ils offrent. Il se dit que j’ai le sens de la formule. J’aime en tout cas la trouver. J’aime deviner le sourire qu’elle provoque. J’aime croire qu’elle touche, parfois. Mais comment pourrait-elle toucher ? Ma longue est belle accalmie n’est pas universelle.  Formuler le « meilleur » est donc mon premier défi loupé de l’année. Sans doute pas le dernier.

Mmmm. Ce billet sommeille dans la corbeille. Pour la rime mais pas que. Je ne me résigne pas. J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi. C’est en MA.

Alors laissez-moi murmurer. Avec douceur. Avec humilité. « Ça aussi, ça passera ». J’aime me le dire. Quand la douleur transperce. Quand les sanglots étranglent. Quand l’obscurité l’emporte. « Ça aussi, ça passera ». Je sais que c’est faux. Tout ne passe pas. Loin de là. Certaines blessures restent. Toujours. Nos cicatrices …  Mais, laissez-moi murmurer. Des bras se tendent. Des sourires réchauffent. La douleur s’apprivoise. Un peu. Les sanglots s’espacent. Progressivement. La lumière revient. Avec une intensité variable. Mais elle revient. Comme les jolis moments.

J’aime souhaiter le meilleur. J’aime l’espérer, aussi. Pour 2018, j’espère que votre vie se mette bien. Mieux. Ou encore mieux. Je vous souhaite  une belle et longue accalmie. Que les saveurs s’équilibrent. Que le piquant devienne un (léger) piment. Que le doux vous apaise. Je vous offre des arômes de résilience et de bienveillance. Respirez-les à souhait. Quand vous vous sentirez prêt·e·s.

Je vous souhaite de trouver que le temps défile. Je vous souhaite de l’apprivoiser. De le prendre. De le savourer. D’alterner moments de folies et moments de calmes.  Je vous souhaite de vivre de belles émotions. Dans une jolie lumière. Avec de jolis sourires. Avec des bras qui vous enserrent.

Je vous embrasse. Prenez soin de vous.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »
Antoine de Saint-Exupéry

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