Flambant vieux

Vous MA savez sensible au parfum des chansons. Celles qui en un éclair vous replongent dans une période particulière de votre vie. Celles qui vous font sourire. Celles qui vous donnent un air indécent. Celles qui vous remplissent d’amour. Celles qui vous font du bien. Celles qui vous mettent la larme à l’oeil aussi.

Il m’est arrivé quelque chose de particulier cet été. L’effet inverse. Une chanson jamais entendue. Une chanson qui fout les poils. A la première écoute. Une chanson qui mouille les yeux. Un texte. Un rythme. Et des larmes qui coulent doucement. Un peu de rage aussi. L’impression qu’elle aurait dû exister bien avant. L’impression qu’écoutée 20 ans plus tôt, elle aurait changé quelque chose. Qu’elle aurait donné une impulsion. Elle aurait donné l’envie. L’envie de continuer. L’envie de vivre. L’envie de se battre. L’impression que ces mots auraient pu MA venir. Pire … Qu’ils auraient MA venir. Qu’ils auraient dû être murmurés. Scandés, même. Qu’ils auraient tout changé. Que le paternel serait toujours là. Le frérot aussi. Voire même Mamy. Mais il se peut que MA s’emballe. C’est même certain. Une fâcheuse tendance à espérer refaire l’histoire. A remplir le verre. Pour qu’il soit toujours à moitié plein.

Zazie chante « speed ». Elle dit parler du coeur. Avec coeur. Et elle le chante. Son coeur. Un rythme piano-voix très doux. Au début. Le rythme s’accélère. Progressivement. Il s’emballe même. Comme un coeur qu’on réanime. Comme quelqu’un qui va mal. Et qui, un peu secoué, va mieux. Jusqu’à se sentir flambant vieux.

Les larmes. La rage, un peu aussi. Ce texte, il aurait dû MA venir. Il aurait donné l’envie. L’envie de continuer. L’envie de vivre. L’envie de se battre. Il aurait pu être murmuré. Scandé, même. Il aurait pu tout changer. Le paternel serait toujours là. Le frérot aussi. Voire même Mamy. Ils auraient eu l’envie de rester. Flambants vieux.

Mais il se peut que MA s’emballe. MA s’emballe toujours un peu. C’est certain. Une fâcheuse tendance à espérer refaire l’histoire. A remplir le verre. Pour qu’il soit toujours à moitié plein.

D’ailleurs, trinquons. On n’est pas tout neuf, certes … Mais on n’est pas si vieux. Mais on a le potentiel de devenir flambant vieux. Et on va l’exploiter. Parce que merde. Allez hop. Allez, quittons ce corps sage. Battons plus vite que notre âge. Sortons de cette cage. Speedons. Speedons encore. Allez hop 

 

 

 

 

 

 

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Strange

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Un jour, quand je serai (très) vieille et (presque) sourde, peut-être que les murmures de la voix ressembleront au bruit apaisant de l’Océan. Un jour. Peut-être. D’ici là, je continuerai. A l’entendre. A l’affronter. A la dompter. Cette voix qui sème des peurs en MA.

J’ai 42 ans et j’ai (encore parfois) peur de ne pas trouver ma place. Qu’on arrive à faire sans MA. Sans même y penser. A cause de la voix. La raison vous parlerait d’émotivité excessive. Elle vous lèverait les yeux au ciel. Elle vous dirait de repenser à Sandra Kim. La voix est plus mesquine. Elle ricane. Elle pique là ou ça fait mal. Une vraie langue de vipère.

Un jour, quand je serai (très) vieille et (presque) sourde, peut-être que les murmures de la voix ressembleront au bruit apaisant de l’Océan. Un jour. Peut-être. D’ici là, sourire insolent et doigt d’honneur. La voix est assommée. K.O. Pour un (très long) moment. Par le Ronquières Festival. Le pouvoir des tribus.

L’an dernier, pour de tristes raisons d’agenda, j’ai dû choisir. Un déchirement pour quelqu’un comme MA. Choisir entre deux tribus … L’Océan l’a emporté de peu. La tribu vendéenne a pris soin de MA. Besoin de me requinquer. Besoin de moments doux avec les MonStrésors. Je ne regrette rien. Bonheur.

Mais mais mais … La voix m’a chuchoté que … cette année, à Ronquières, ce serait différent. Murmures de vipère. Je suis une fille de rituels et de traditions. La voix le sait. Emotivité excessive. Elle me dit que rien ne sera plus pareil. Que le charme n’opérera plus. Qu’on a pu faire sans moi. Que ce sera l’année de trop. Pourquoi revenir ?

Sourire insolent et doigt d’honneur. J’ai rempilé pour le Festival. La tribu Ronquières ? Saisonnière dans les retrouvailles. Continue dans les sentiments. Source de belles rencontres. La peur s’est évaporée. Fuck la voix. J’ai piétiné ton murmure. Le charme a opéré. On a joliment fait sans moi. Mais pas sans penser à moi. Ca, je l’ai (enfin) compris. Et j’ai bien fait de revenir. Je me suis sentie accueillie. J’ai fait le plein de rires, de regards, de moments précieux. Le changement a du bon. Il ne gâche ni les rituels, ni les traditions. Il les pérennise. Comme les liens que l’on tisse tout au long de notre vie.

MA jolie découverte musicale du RF2017 : LP – Strange. A écouter en live et à plein tube. Sautillement à pieds nus sur la terrasse. Vous le voyez mes yeux qui pétillent ? Un bon Plan, ce Festival. Je m’incline. Définitivement. Encore un tout grand bravo aux potes (complètement barges) qui, depuis six éditions, réunissent (ce que j’appelle) leurs tribus pour bosser sérieusement sans se prendre au sérieux.  C’est ce qu’on a fait. Cette année, encore. Et le bruit de l’Océan ? Sourire insolent et tête dans les bagages. La Vendée … J-3 #coeur

Le Ronquières Festival en billet(s) : #2012  Festival de rêves et Un filet. Un harnais. Une cordée. #2013 : Voilà. C’est fini. #2014 : 2014 ou l’année #woodkid.

 

#sandrakimstaïle

J’aime, j’aime la vie. Même si c’est une folie. J’aime, j’aime la vie. Bravo pour le défi. J’aime, j’aime la vie. Ne m’en veuillez pas. Je suis née comme çaaaaaaaaaaa.

Cet air est celui de la Victoire. De l’Eurovision 1986, c’est vrai. Mais pas que. Ce morceau est à la mort ce que l’ail est au vampire. Un repoussoir.

Je ne dois pas l’avoir assez fredonné en 2016. Puisqu’en 2016, j’ai presque mouru. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Si vous me lisez un peu, vous imaginez mon sourire insolent. Si vous me connaissez mieux, vous captez mon regard de warrior. Si vous me pratiquez régulièrement,  vous savez mon doigt d’honneur scandant un « fuck la mort ».

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même.

Si vous me lisez un peu, vous m’imaginez un peu bisounours. Si vous me connaissez mieux, vous captez mes ondes positives. Si vous me pratiquez régulièrement, vous savez mon excès d’optimisme. Et vous faites bien. En toute bonne « vivante », j’ai savouré la Victoire.

Mais pas que.

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même. Vous vous sentez diminuée. Terriblement. Tout fatigue. Et pourtant, on vous facilite le quotidien. On fait pour vous et sans vous. Vous qui aimez tant vous sentir indispensable. Vos nerfs sont à fleur de peau. Vous vous sentez inutile. Un peu. Vous en voulez presque à celles et ceux qui vous veulent du bien. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Et puis, et puis, vous reprenez peu à peu des forces. Vous remettez un pied dans la vraie vie. Puis les deux. Vous vous voyez re(de)venir. Comme avant. Comme avant ? Non. Vous n’êtes plus la même. En fait, bizarrement, vous ne trouvez plus votre place. Vous en voulez presque à celles et ceux qui vous ont voulu du bien. Presque. J’aime la nuance qu’apporte le presque.

Fuck la mort, fuck la mort. Oué. Mais quelle claque de vie quand même.

Et puis, et puis, insidieusement, Sandra Kim se remet à MA fredonner. Que j’aime la vie. Même si c’est une folie. Ne m’en veuillez pas. De m’être sentie inutile. De vouloir compter. Pour vous. Mais pas que. Pour moi aussi. Je suis née comme ça. Je dois me (re) trouver des défis. Je dois me dépasser.

Merci à celles et ceux qui relevé le défi. De faire sans mais surtout POUR moi. Pour faciliter mon quotidien de convalescente. Merci à celles et ceux qui m’ont murmuré à l’oreille. Que faire sans moi veut aussi dire que j’ai transmis. De la confiance. Des enseignements. De l’autonomie. Et l’envie de faire plaisir.

Et donc pour 2017, voilà ce que je v(o)eux pour nous. Et le nous, c’est vous, c’est MA.

Je nous souhaite de croire en nous, de trouver notre place ou de la (re)créer, d’être entouré.e. de gens qui nous veulent du bien, de transmettre confiance et autonomie, d’apprendre et d’enseigner. Je nous souhaite des défis et l’envie furieuse de les relever. Je nous souhaite la santé. Ou à défaut je nous souhaite de jolis ambulanciers et/ou pompiers

Bref, je nous souhaite d’aimer la vie, même si c’est une folie*

Belle année 2017 à vous toutes et toutes. Prenez soin de vous.

*si la chanson vous lasse, il vous reste à fredonner « libéréeeeee, délivréééééééé » #pardon #cestplusfortqueMA

 

 

 

 

 

 

(Sur)vivre aux fêtes de fin d’année – mode d’emploi

mapapote

Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, je ne peux toujours pas affirmer les adorer maintenant. Par contre, j’aime les rituels. Les rituels, ça (MA) permet de (presque tout) vivre en douceur.

Un sapin décoré à trois après la Saint-Nicolas. Jamais avant. JAMAIS. Sinon, tout fout’le camp. La boîte à déco. Neuf années de récolte, de trouvailles et … d’héritage, aussi. Piocher. Se souvenir. Accrocher. Equilibrer. Se réjouir du moment de fête qui s’annonce. Peu importe si Noël tombe le 24 décembre ou aux retrouvailles de mi-vacances. On pense déjà à l’apéro chips.  Au déballages des (petits) cadeaux.

Ce qui était juste une réplique de ce qui se vit ailleurs est devenu un moment à nous.

Un peu comme quand j’étais petiote. Les (beaux) Noëls en famille. Avec la vieille potine des parents. Un (faux) sapin sur une table carrée dans un appartement à la mer. Les pommes de pin au milieu de la table. Les bougies. Le goût du verre de coca, le soir. Les p’tites saucisses. Papa qui les engouffrait à une vitesse folle. Pas de déballage bruyant de paquets. Souvent, juste un petit cadeau symbolique.

La suite est gommée. Se souvenir des belles choses. Simplement.

Scruter les photos prises pendant presque douze mois. Sourire d’avoir dégainé l’appareil à l’envi. Avoir de quoi faire.

Ce qui, pour Noël 2010, devait être juste une réponse à un bonhommet qui se demandait si ses parents (séparés) avaient été amoureux (un jour) est devenu un essentiel.

Se poser. Réfléchir à l’année écoulée. Choisir les (bons) clichés. Les assembler. Les épingler. Les annoter. Chercher LA photo qui fera la couverture. Y passer des soirées entières. Avoir peur de ne pas être dans les temps. Imprimer (enfin) l’album en trois exemplaires. Chacun le sien. Pour maintenant. Pour plus tard. Pour dans longtemps.

Savoir qu’un jour, ils plongeront (aussi) dans les milliers de photos (oubliées) qui hibernent dans des caisses à la cave. Comme j’ai plongé dans les images stockées dans les armoires de Mamy  et qui sommeillent maintenant aussi dans des caisses à la cave. Si un jour ils vous demandent pourquoi j’imprime encore tant de clichés qui valsent rapidement au sous-sol, dites-leur … Dites-leur que je veux qu’ils se souviennent de combien on s’aime. Dites-leur aussi qu’il n’y a rien de pire que la peur d’oublier un visage. De perdre ses racines.

Simultanément, écouter, ré-écouter. Les titres de l’année. Mes titres. Récoltés de mois en mois. Compilés déjà. En quelques disques. Au gré des coups de cœur. Classer cet ensemble inclassable. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Ecouter, ré-écouter. Jusqu’à la presque veille de Noël. Isoler quinze à vingt morceaux. Les offrir. Parce qu’ils m’ont plu d’emblée. Parce qu’ils ont mis du temps à me séduire, aussi. Parce qu’ils m’ont filé la pêche. Parcqu’ils m’ont émue.

Ce qui a commencé en 2007 comme un p’tit cadeau pas cher et symbolique est devenu une tradition du 24 décembre. S’échanger nos compils. Chercher les titres communs. S’étonner des choix de l’autre. Découvrir de nouvelles choses.

Nous y sommes. A la veille de Noël. Je dois classer l’inclassable. L’empreinte des MonStrésors apparaît franchement. Il se murmure que je suis moins rock qu’avant. Il s’avère surtout que nous sommes maintenant trois à la programmation musicale de notre Home Sweet Home. Dans la plus grande incohérence. Ce ne sont déjà plus mes titres. Ce sont nos titres. Ceux qui nous ont plu d’emblée. Ceux qui ont mis du temps à nous séduire. Ceux qui nous ont filé la pêche. Ceux qui nous ont émus. Sans que ce soient pour autant les mêmes.

Savoir qu’un jour, en entendant un titre à la radio, ils souriront. Comme emportés. Par le parfum d’une chanson. Comme je le suis souvent. Un coup de clairon. Un « Hey Mister Churchill » … et paf. J’ai 7 ou 8 ans. Mamy danse dans la cuisine sur « Stop The Cavalry » de Jona Lewie. Pas question de rire. Ou si justement. Pensez donc … c’est pour la chorégraphie de la fête de l’école.

Longtemps je n’ai plus aimé les fêtes de fin d’année mais maintenant, je sais. J’aime le rituel du sapin. Celui de l’album photos. Celui de la compil’. Et les rituels, ça (MA) permet de vivre (presque tout) plus sereinement. Même un 24 décembre sans MonStrésors.

Vous dites ? Vous n’en avez pas ? Des MonStrésors, je comprends mais des rituels ? Créez-les, da ! Avec vos proches. De coeur ou de sang. Et pas que pour Noël.

Ce qui commence comme un acte isolé, s’il est reproduit régulièrement, avec soin (amour et tendresse) devient (vite) une jolie tradition. Une bulle de vie. Un moment de respiration. Essayez, vous me direz …

Et surtout, quoique vous fassiez, faites-le bien (ou faites le bien). Joyeux Noël à toutes et tous. #coeur #coeur #coeur

 

Se souvenir des belles choses

Dites …

L’envie de vous confier quelque chose me vient. Comme avant. Dans un sourire ému. Si …

Je me souviens des belles choses. Enfin.

Mmmmm, moi la bisounours, je me réjouis d’enfin me souvenir des belles choses ? Moi qu’on taxe trop souvent d’excès d’optimisme ?

Oui. Enfin. Je me souviens enfin des belles choses. Dans mon lien à Mamy. Dans ce qu’elle m’a légué surtout. J’ai longtemps longtemps longtemps craint d’être comme elle. De son vivant. A sa mort, plus encore. Je n’ai plus peur. Parce que je sais, maintenant. Je sais que je suis juste « un peu » comme elle.

J’ai rangé le pied de biche comme certains enterrent la hache de guerre.

Enfin, je mets de côté la maladie, la leucémie fulgurante, ma colère, mes frustrations de l’avoir vue si vite résignée et vaincue. Enfin, je laisse derrière moi la maison familiale à vider. La maison vide aussi. Enfin, j’ai trié, rangé, classé les griefs de l’adolescence. Enfin, j’ai accepté mes crises de jeune maman vis-à-vis de la Mamy (trop) envahissante. Enfin, je renonce à pointer systématiquement ses erreurs de femme et de mère. Enfin.

Deuil et résilience(s) sans doute. Ce doux moment où l’apaisement vous gagne.

Le comble du comble ? Le savourer  grâce au niveau 4 sur Bruxelles. Le ressentir grâce à sa vieille potine qui vous murmure qu’heureusement que Mamy est déjà morte. Parce qu’elle ne survivrait pas à votre humour noir. Parce qu’elle ne survivrait pas au stress ambiant. Parce qu’elle ne survivrait pas d’imaginer ses petits-enfants dans un tram, un bus ou un métro bruxellois. Comme avant.

Et vous lui donnez raison. Elle n’aurait pas survécu. Parce que vous auriez refusé que son angoisse maladive vous plombe. Parce que vous lui auriez opposé votre optimisme incurable. Parce qu’on empêche pas les autres de vivre parce qu’on a peur de les voir mourir. Parce que vous n’êtes pas comme elle. Sur ce plan-là. Et c’est essentiel. C’est une victoire.

La menace imminente de trop lui ressembler éloignée, on passe en niveau 3. On passe au vraisemblable. Et cela vous fait sourire. Parce que, bon dieu, elle vous a quand même refourgué quelques MAnies que MA ne nie plus. Du drôle, souvent et du légèrement agaçant, parfois.

Le plaisir de la première gorgée bouillante de café. Le Madame Loïk que j’étale sur ma tartine. La lessive que je lance à 8h05 du mat alors que je suis à la bourre.  Les yeux que je lève au ciel quand on me dit que ce n’est peut-être pas le moment pour lancer cette maudite machine. Mes « tu mets ça au sale linge ». Mes « au cas où ». Mes « si tu n’aimes pas, tu peux échanger ». Mes « c’est symbolique ».  Le tube d’arnica dans mon sac. La trousse de pharmacie (énorme et souvent inutile)  en vacances.  Une peau nette de maquillage. Ma fidélité crasse à ma crème hydratante.  Ma préférence pour les parfums « homme ». Ce besoin de planifier. Ce raccourci qui n’en est pas un. Mes rêveries au volant. Le goût des compils. Ma tendance au kitch musical.  M’étaler sur le canapé sans laisser place à personne. Mon « Oui c’est moi ! » au téléphone. La sieste du dimanche. Même le samedi. Et surtout … le plaisir des mots et de l’écriture.

Se souvenir des belles choses

 

 

 

On s’attache (coeur, coeur, coeur)

coeur

J’ai (presque) 40 ans et plus que jamais et je suis sensible à mes essentiels.

Ce soir, je suis installée peinard dans mon canapé. Mon fils est vautré dans celui d’en face. Il est plongé dans un Petit Spirou. Ma fille est collée à MA. Devant The Voice. Un moment à trois comme on les aime.

The Voice. Une de nos émissions fétiches. On aime ou on aime pas. Nous, on aime. Je bouquine. Je savoure le fond musicaĺ, les MonsTrésors et les vacances.

Un apprenti chanteur entame sa chanson. Christophe Maé. On s’attache. Et moi j’accroche.

Et paf !

Et paf, j’ai 32 ans. Depuis quelques mois, MA vie est différente. Notre vie est différente. Les MonsTrésors et MA forment un trio. Plus un quatuor avec leur papa, avec celui qui a été mon Homme. Plus dans le schéma classique.

L’été approche. Premières vacances différentes aussi. La Vendée n’est pas encore. Je suis un peu perdue. La tribu des historiens, version Ciney, m’embarque. On parle location commune. On part en Corrèze.

Bonheur. Piscine. Soleil. Balades. Papotes. Trois loulous petiots. Énergiques. Énergivores. Premiers vrais manques pour les MonsTrésors. Papa est loin. Maman est sensible.

Ce soir, un apprenti chanteur entame sa chanson. On s’attache. Et paf.

Paf. Un bord de piscine. Une base iPod. Les tubes de l’année. Cette chanson. Bouffée de chaleur. Pics d’émotions.

La Vendée n’est pas encore. Je suis perdue. La tribu des historiens, version Ciney, m’embarque. On est en Corrèze.

Des images me viennent. Leur fils et sa sensibilité à la musique. 8 ans plus tard, il continue à sourire quand je sors la base iPod. Mes MonsTrésors. Leurs peps. Et  leurs manques aussi. Les endormissements difficiles. Les papotes apaisantes entre potes. La bienveillance. La chaleur. Par bouffées. Les émotions. Par pics.

Ce soir, un apprenti chanteur m’a transporté en Corrèze. Mais pas que. Il a éveillé de jolis souvenir, aussi. Des repères. Des bases. On s’attache. Peu importe qu’on aime Christophe Maé. Ou pas. L’essentiel n’est pas là. L’essentiel est ailleurs. Dans le lien. Qui reste. Qui est là. Plus de 20 ans après les premiers moments historiens.

J’ai (presque) 40 ans et plus que jamais et je suis sensible à mes essentiels.  J’ai (presque) 40 ans et je suis chanceuse. J’ai des tribus en or <3.

2014 ou l’année #woodkid

rf2014

Vous le voyez mon sourire ? Des noms sont dévoilés. Je surfe, le soir. Je stocke des clips. Je consigne des accroches. J’écoute. J’aime. J’aime pas. Peu importe. J’aime les découvertes. Mon job (non officiel) est de les partager via FB. Je scrute les couleurs annoncées pour l’affiche. Je cherche déjà baskets et colliers à assortir. Bref, le compte à rebours pour le Ronquières Festival 2015 a commencé. Je suis impatience.

2012 marque le début d’une jolie (nouvelle) tribu. Saisonnière dans les retrouvailles. Continue dans les sentiments. 2013 renforce le lien. La #tribuRonquières, notamment, m’aide à traverser la tempête Mamy. Presqu’en douceur. Presque.

Je n’ai jamais MApapoté sur l’édition 2014. Que dire sans redire ? Le Bar Presse est MA place où j’aime être. Un lieu essentiel. J’aime qu’on s’y sente bien. J’aime les liens qui s’y tissent. J’aime que les MonsTrésors s’y soient plu aussi. Se rejoindre sur une passion commune. La musique. Le plaisir de la vivre différemment. L’envers du décor. Rien que vous ne sachiez déjà.

2014 est surtout l’année Woodkid.
Pour MA, je veux dire.
Et pas qu’au Festival.
Avant, (un peu) avant.

Si (et seulement « si ») je devais faire une liste des 10 (comptons 20 sinon je pleure) albums marquants de MA (plus si petite vie que ça; j’ai – presque – 40 ans), The Golden Age en serait. Assurément.

Sans doute était-ce l’album dont j’avais besoin à ce moment-là. Sans doute. J’ai pourtant (tenté) de relever mon sourcil en accent circonflexe : « Wood quoi ? Pfff, j’connais pas. Bravo la tête d’affiche, les gars, bravo … » J’avoue, il m’était totalement inconnu. J’ai fait mon job (non-officiel). J’ai surfé. J’ai écouté. J’ai stocké des clips. Run Boy Run m’a accrochée. Pour courir mais pas que. Le reste de l’album m’a emportée. Pour ressasser. Pour trier. Pour accepter. Pour aimer autrement. Pour me détacher. Pour rebondir.

Une voix chaude. Une voix enveloppante. Ceux qui me connaissent souriront. Je suis prête à épouser toute tonalité envoûtante. Enfin toute … Deux jusqu’ici. Trois, maintenant. Eddie (Vedder) et Tom (Smith), à bon entendeur … j’hésiterai donc maintenant entre Yoann (Lemoine) et vous.

Vous dites ?
Pourquoi en parler genre un an plus tard ? Parce que.

Parce que Woodkid vient de sortir un titre avec Lykke Li. Alors, qu’à mon grand désespoir, il avait annoncé qu’il arrêtait tout. Que je l’ai écouté. Que je l’ai trouvé doux à l’oreille. Que je me suis replongée dans The Golden Age. Mode aléatoire OFF. Titre par titre. Dans l’ordre. Qu’une vague m’a emportée, à nouveau. Je suis émotions.

Cet album est un parcours. Une aventure. Faite de percutions. D’énergie. De rythmes entêtants, parfois. D’harmonie(s). De douceur. De pointes de tristesse. De mélancolie, aussi. Un concentré de sentiments variés. L’album dont j’avais besoin, oui. Pour ressasser. Pour trier. Pour accepter. Pour aimer autrement. Pour me détacher. Pour rebondir.

Ce billet est sans prétention. Il ne veut ni émouvoir, ni convaincre. Y a juste que MA s’est souvenue qu’un album peut avoir un parfum troublant. Et que c’est terriblement bon. De se sentir vivre. De s’émouvoir. Et de vouloir en MApapoter.

Et sinon, évidemment, même sans connaître (toute) l’affiche, je me réjouis déjà des retrouvailles et rencontres de l’édition 2015. Des découvertes musicales aussi. Même si le tee-shirt vire (peut-être) au mauve … (pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. Pas le mauve, sivouplé. 😉 ) Je suis (presque) souplesse 😉

La beauté d’un baiser …

 

Le clip envahit les réseaux sociaux. J’ai attendu avant de cliquer … Les partages massifs me lassent. Souvent … Pourtant, à force de voir cet arrêt sur image sur un baiser, j’ai craqué. Et ce fut terriblement bon. Bon et beau. Ces envies de papillons. Ces petits papillons d’envie. D’émotion, aussi. D’excitation, sans doute.

Certes, on se demande comment a été fait le casting. Certes, on se demande combien de baisers filmés pour ces quelques-là. Certes, on se demande si vraiment, ils ne se connaissent pas.

Certes …

Mais … mais … vient le moment où on ne se demande plus. Où on est emporté. Doucement. Progressivement. C’est comme une onde de plaisir. La musique monte en vous. Vous oubliez le reste. Vous êtes avec eux.

J’ai la trouille. Comme eux. Quelques secondes. Je souris timidement. Comme eux. J’ai un petit rire gêné. Aussi. Je détourne le regard. Un peu. Avant de les fixer. Comme scotchée.  L’émotion a pris le pas. Des envies de papillons. Des papillons d’envie.

Une autre manière de vivre les paroles de la magnifique chanson de Soko qui accompagne le clip qui jusqu’ici éveillait en MA des larmes de tristesse. Rien que pour ça, merci à Tatia Pilieva. Merci pour la beauté de ces baisers. Et pour le reste, aussi.

Give me all your love
Coz for all we know
We might be dead by tomorrow
I can’t go on wasting my time
Adding scars to my heart
Coz all i hear is
I’m not ready now

So let’s love fully
Let’s love loud
Let’s love now
Coz soon enough we’ll die

La fille de Jacob

J’ai 38 ans et ce soir, j’ai reconnu Charles Dumont. A la télé. Je ne la regarde pas. Malgré les images. Je bouquine et j’écoute. La Trois sur la RTBF rediffuse une émission avec Dalida. J’adore Dalida. Différents artistes sont interviewés. Un type parle.  De ce que j’entends, il est compositeur pour Piaf. Et puis, il entonne « la fille de Jacob ». Je relève la tête et Charles Dumont est là, sous mes yeux.

Et paf, j’ai 8 ans. Un peu plus. Un peu moins. Je ne sais. Charles est une voix qu’on entend souvent à la maison. Les fois où on laisse papa l’écouter. A choisir, dans la play-list du père, je préfère Joe. Il me fait craquer. Je guette le soleil dans les yeux d’Emilie. Je poursuis les Dalton. Je me balade sur les Champs Elysées. Je m’imagine dans l’équipe à Jojo. J’empêche Marie-Jeanne de sauter dans la Garonne. J’ai la fleur aux dents. Charles me touche moins. Je fredonne ‘une chanson’, certes mais … sans plus.

J’ai 38 ans et quelqu’un a appuyé sur play. La radio-cassette de la cuisine fait la place belle à Charles. Je souris. Je lui préfère toujours Joe. Mais ce soir, il m’a émue. Ce soir, il m’a emmenée dans la maison de MA (petite) enfance. Celle d’il y a longtemps. Celle des jours lumineux. Demain, j’aurai sans doute (ré)oublié Charles. Peu importe. L’essentiel n’est pas là.

J’ai 38 ans et je souris.  L’essentiel est ailleurs. La musique est une bulle et la mémoire peut être une belle chose. Souvent. Elles puisent et (nous) projettent dans les moments sereins. Elles permettent d’isoler les moments heureux. Et on les recherche. Je les recherche.  Question d’excès d’optimisme, de sourire peps, de regard pétillant et de tête d’angelote. Je les retrouve, je crois ❤

Des notes pour 2013 ?

J’ai 38 ans et presque tous mes âges ont le parfum de l’une ou l’autre chanson. Il suffit parfois de quelques notes pour que mon esprit soit catapulté en mode ‘et paf, j’ai xx ans’.

J’ai 32 ans et je (re)vis en musique. Besoin d’essentiels. Je scrute, je découvre, je partage. Je compile. Tout est classé sur un disque dur. A côté des photos. Par année. Par genre. Par thème. J’ai 33 ans et une tradition est en train de naître. Résumer l’année en une heure de chansons. En faire des cadeaux. Echanger ses choix le soir du réveillon.

J’ai 38 ans et je finalise mes choix pour la fête de demain. C’est parfois trop court, une heure … Longtemps, certains morceaux de 2013 me transporteront sur les routes entre Bruxelles et La Louvière. Mon été a été bagnole et trajets récurrents. Et qui dit MA voiture, dit pensées et musiques entremêlées. Qu’espérer de cette compil’ alors ? Je regarde dans le rétro et je souris. Une année piquante, certes. Mais pas que …  Des moments sensibles. Des notes qui mouillent les yeux. Des mélodies qui emballent. Des chansons qui prennent aux tripes. Des airs de partage entre tribu(s). Des morceaux qui donnent envie de bouger …

Voici MA playlist de 2013 …
Et la vôtre, elle est faite de quoi ?

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